Société

Reprise des mesures de rapatriement des familles déplacées en Irak

Khalid al-Taie

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Un véhicule militaire accompagne des bus transportant des DI qui ont récemment quitté leur camp dans la ville touristique d’al-Habbaniyah, dans l’est de l'Anbar, pour retrouver leurs maisons dans d’autres parties de la province, le 29 avril. [Photo fournie par le ministère irakien des Migrations]

Les efforts destinés à aider les familles irakiennes à rentrer chez elles ont repris, après avoir été temporairement suspendus à titre de précaution pour lutter contre la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus (COVID-19), ont indiqué les responsables.

Le ministère des Migrations et des Déplacements a repris ses opérations d'aide aux personnes déplacées qui cherchent volontairement à rentrer chez elles dans les zones libérées, a expliqué Ali Jahankir, le directeur général du département des affaires de branche du ministère.

Celles-ci avaient été suspendues en raison du confinement imposé depuis le mois de mars dans tout le pays pour empêcher la propagation du coronavirus, a-t-il indiqué à Diyaruna.

Après la levée de certaines de ces restrictions avant le ramadan, un nouveau groupe de 106 familles avait quitté le camp de déplacés d’al-Salamiya dans la province de Ninive en avril.

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Le 29 avril, des membres du ministère irakien des Migrations distribuent des paniers alimentaires aux familles retournant chez elles dans la province de Ninive. [Photo fournie par la Direction des migrations de Ninive]

Elles ont regagné leurs foyers dans l’ouest de Mossoul et dans les localités d’al-Qayrawan, Baaj, Zamar, Rabia et Sinjar, dans l’ouest de Ninive.

Dans la province de l’Anbar, 97 familles déplacées sont rentrées chez elles depuis le camp d’al-Habbaniyah, dans la partie orientale de la province, a ajouté Jahankir.

« Le plan de cette année vise à ramener le plus grand nombre de familles déplacées, et nous poursuivrons nos efforts jusqu’à ce que nous ayons atteint cet objectif, malgré la crise sanitaire d’urgence que nous traversons », a-t-il poursuivi.

Depuis l’année dernière, le ministère a réussi à fermer 94 camps dans tout le pays, a-t-il précisé, soulignant que la plupart des 78 camps restants sont « des refuges de petite taille ».

Ces derniers campements hébergent encore plus de 62 000 familles originaires pour la plupart de la province de Ninive, dont près de 40 000 déplacés internes (DI) originaires de Sinjar vivant dans des camps dans la province de Dohouk, dans la région kurde du pays.

Aucun cas signalé dans les camps

Le retour de ces DI allège la charge pesant sur l’État et est un facteur essentiel dans les efforts de maintien de la stabilité et de la sécurité dans les provinces libérées, a déclaré Khalaf al-Hadidi, ancien membre du conseil provincial de Ninive.

Le directeur adjoint des migrations dans la province de Ninive, Azim Hazim Dawood, a déclaré pour sa part qu’il espérait que les retours volontaires des DI dans Ninive s’intensifieront après que les mesures de confinement auront été allégées.

La Direction des migrations de Ninive apporte une aide et un soutien financier à ces revenants, afin qu’ils puissent plus facilement se réinsérer dans leurs communautés, a-t-il expliqué.

Des milliers de paniers alimentaires ont ainsi été fournis aux revenants à Mossoul et dans les localités d’al-Kuwair et de Tal Keyf, ainsi que dans les Plaines de Ninive, a-t-il ajouté.

Le nombre de camps de DI dans la province de Ninive est passé de quatorze lorsque « l’État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) avait envahi l’Irak à seulement cinq aujourd’hui, a précisé Dawood.

Ces camps sont ceux d’al-Salamiya, Hammam al-Alil, Jabal Sinjar, al-Jadaa et Hassan Shami, qui abritent actuellement quelque 13 000 familles déplacées.

À ce jour, aucune infection au coronavirus n’a été rapportée au sein de la population déplacée vivant dans ces camps, a-t-il précisé.

« Nous suivons des procédures sanitaires strictes dans ces camps, avec des opérations d’assainissement permanentes menées en collaboration avec le Croissant-Rouge, la défense civile et d’autres organisations de la société civile », a-t-il conclu.

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