Sécurité

Les États-Unis et l'Irak tiendront des pourparlers en juin sur l'avenir des troupes

AFP

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Les troupes américaines de la Force opérationnelle interarmées combinée discutent avec des soldats irakiens dans une base irakienne à Mossoul où étaient stationnées les forces de la coalition internationale, lors d'une cérémonie de passation de pouvoir aux forces irakiennes le 30 mars. [Zaid al-Obeidi / AFP]  

Les États-Unis auront des entretiens avec l'Irak en juin sur l'avenir de la présence de leurs troupes dans le pays, a déclaré le secrétaire d'État Mike Pompeo mardi 7 avril.

L'Irak accueille 5 200 soldats américains dans le cadre de la coalition internationale contre "l'État islamique en Irak et en Syrie" (EIIS).

Sans signaler une décision sur les niveaux des troupes, Pompeo a déclaré que la présence militaire serait sur la table dans un "dialogue stratégique" prévu pour la mi-juin.

"Avec la pandémie mondiale du COVID-19 qui fait rage et la chute des revenus pétroliers menaçant un effondrement économique irakien, il est important que nos deux gouvernements travaillent ensemble pour arrêter tout renversement des gains que nous avons réalisés dans nos efforts pour vaincre l'EIIS et stabiliser le pays", dit Pompeo.

"Toutes les questions stratégiques entre nos deux pays seront à l'ordre du jour, y compris la future présence des forces américaines dans ce pays et la meilleure façon de soutenir un Irak indépendant et souverain", a-t-il signalé.

Les États-Unis seront représentés par David Hale, le plus haut diplomate de carrière du Département d'État.

L'influence de l'Iran en Irak

En janvier, les États-Unis ont tué le général iranien le plus éminent, Qassem Soleimani, lors d'une attaque de drones à l'aéroport de Bagdad.

Les milices irakiennes soutenues par l'Iran ont été accusées de plus de deux douzaines d'attaques à la roquette depuis octobre contre des bases abritant des troupes américaines et des ambassades étrangères.

Le gouvernement irakien est dans le chaos depuis l'éruption de grandes manifestations l'année dernière, dénonçant la corruption du gouvernement et l'influence de l'Iran en Irak .

Le 17 mars, le président Barham Saleh a nommé Adnan al-Zurfi Premier ministre, après que son prédécesseur, Mohammad Allawi, n’ait pu formé le cabinet le 2 mars. Al-Zurfi a jusqu'au 16 avril pour réunir un cabinet.

Al-Zurfi est un puissant opposant à l'Iran et réduirait probablement l'influence de ce régime en Irak.

Pompeo a déclaré que les États-Unis soutiendraient tout dirigeant irakien qui s'éloignerait "de l'ancien modèle sectaire qui s'est soldé par la terreur et la corruption".

Le Commandement central américain a récemment retiré des troupes de petites bases en Irak, où elles sont vulnérables aux attaques, mais a annoncé que cela était en réponse aux risques de la pandémie de coronavirus.

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