Sécurité

Les troupes de la coalition internationale commencent à quitter les bases irakiennes selon des responsables

AFP

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Sur cette photo d'archives, des membres d'équipage d'hélicoptères de l'armée américaine regardent de leur hélicoptère Chinook lorsqu'ils volent de l'ambassade des États-Unis vers l'aéroport international de Bagdad suivant l'hélicoptère du secrétaire d'État américain Mike Pompeo, au-dessus de la capitale irakienne Bagdad le 9 janvier. [Andrew Caballero-Reynolds / POOL / AFP]

La coalition dirigée par les États-Unis va redéployer des centaines de soldats depuis des bases en Irak, y compris vers l'extérieur du pays, ont annoncé mardi 17 mars la coalition et des responsables américains.

Cette annonce est intervenue quelques heures après qu'une autre attaque à la roquette a visé une base irakienne où se trouvent des troupes étrangères, la 24e attaque de ce type en moins de six mois.

"La coalition repositionne des troupes de quelques bases plus petites", a déclaré le porte-parole de la coalition, Myles Caggins.

Le premier redéploiement a eu lieu mardi depuis al-Qaïm, la base ouest le long de la frontière avec la Syrie, a indiqué à l'AFP un responsable de la coalition.

"Une cérémonie de transfert a lieu aujourd'hui pour remettre les installations aux forces irakiennes, et l'intention est que toutes les troupes de la coalition quittent al-Qaim", a déclaré le responsable.

"C'est historique", a indiqué le responsable, ajoutant qu'environ 300 soldats de la coalition seraient retirés de la base.

Certains avaient déjà été redéployés vers des positions de la coalition dans la Syrie voisine avec l'artillerie, tandis que d'autres seraient envoyés vers d'autres bases en Irak ou au Koweït.

Le responsable a nié que le redéploiement était une réponse à un pic au cours de la dernière semaine d'attaques à la roquette visant des troupes étrangères stationnées à travers l'Irak, que les États-Unis imputent aux factions irakiennes soutenues par l'Iran.

Les troupes quitteront 3 bases

Quelque 5 200 forces américaines sont positionnées à travers l'Irak et forment l'essentiel de la coalition mise en place en 2014 pour aider les forces locales à combattre "l'État islamique en Irak et en Syrie" (EIIS).

Ils sont déployées dans une dizaine de bases en Irak aux côtés des forces locales.

Un responsable américain a déclaré à l'AFP que les troupes de la coalition quitteraient trois bases. Outre al-Qaïm, les troupes des bases d'al-Qayyarah et de Kirkouk, dans le nord de l'Irak, devraient être retirées fin avril.

Bien qu'al-Qaïm n'ait pas été touché par des roquettes, al-Qayyarah et Kirkuk ont tous deux été confrontées à de lourds tirs de roquettes ces derniers mois.

"Il n'y a eu aucun déclencheur, mais la violence a aidé à maintenir le rythme (du retrait) rapidement", a déclaré le responsable, notant que le nombre total de troupes en Irak resterait le même.

Le secrétaire d'État Mike Pompeo a averti lundi l'Irak que les États-Unis riposteraient "si nécessaire" contre toute nouvelle attaque contre les Américains et "prendront des mesures supplémentaires si nécessaire en cas de légitime défense".

Lors d'un appel téléphonique avec le Premier ministre intérimaire irakien, Adel Abdoul Mahdi, Pompeo a déclaré que Bagdad "doit défendre le personnel de la coalition" qui est officiellement déployé dans le cadre de la campagne contre l'EIIS.

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