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Société |

Ramadi rouvre des projets de service détruits pendant la guerre contre l'EIIS

Khalid al-Taie

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Un policier irakien de l'unité spéciale SWAT sécurise la cérémonie de réouverture du pont de la Palestine dans la ville de Ramadi le 25 février. [Photo fournie par la direction de la police de l'Anbar]

Dans la capitale de la province de l'Anbar, Ramadi, dans l'ouest de l'Irak, les gens se sont rassemblés pour reconstruire leur ville après sa libération de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) fin 2015.

« La destruction causée par les terroristes a été dévastatrice », a indiqué à Diyaruna mardi 17 mars le maire de Ramadi, Ibrahim al-Janabi.

« Mais nous avons décidé de ne pas abandonner face au terrorisme et nous avons commencé à travailler ensemble pour reconstruire la ville », a-t-il déclaré.

La ville a mis en œuvre des plans de reconstruction avec le soutien des gouvernements local et fédéral, ainsi que des organisations et des pays donateurs internationaux, a noté al-Janabi.

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Un hôpital pour femmes et enfants avec une capacité de 260 lits réhabilité à Ramadi a ouvert ses portes le 24 février. [Photo fournie par le maire de Ramadi, Ibrahim al-Janabi]

« Environ 63 000 unités d'habitation ont été détruites, et près de 200 écoles ont été entièrement ou partiellement endommagées, en plus des destructions causées à un grand nombre d'hôpitaux, de ponts, de routes et d'équipements publics », a-t-il rapporté.

« Nous avons d'abord concentré nos efforts sur le rétablissement des services urgents tels que l'eau, l'électricité et les services municipaux », a-t-il déclaré. « Nous sommes ensuite passés à la réhabilitation des secteurs de la santé, de l'éducation et du logement».

Un hôpital pour femmes et enfants de 260 lits à Ramadi offrant des services à environ un demi-million de femmes et d'enfants dans l'Anbar a été ouvert fin février.

Le pont de la Palestine de Ramadi, l'un des plus grands de la province de l'Anbar, a également été remis en service.

Augmenter le financement, mettre fin aux déplacements

La liste des projets réhabilités par le Fonds pour la reconstruction de l'Irak en 2019 comprenait 30 projets de services d'une valeur totale de plus de 33 milliards de dinars (27 millions de dollars).

Selon al-Janabi, le projet d'égouts de Ramadi, qui était hors service depuis des années, est maintenant presque terminé, et devrait pouvoir desservir de nombreux quartiers résidentiels.

D'autres projets stratégiques comprennent un plan d'extension de la « route 120 » dans le sud de Ramadi, qui sera longue de 56 kilomètres et devrait contribuer à stimuler l'économie de la ville et soutenir la reconstruction et le développement, a-t-il affirmé.

Malgré les progrès réalisés, l'administration locale rencontre toujours des difficultés pour financer une grande partie de ses plans de construction, a fait savoir al-Janabi.

« Nous avons besoin d'au moins 600 milliards de dinars (500 millions de dollars) pour répondre aux besoins de reconstruction dans de nombreux domaines, comme le secteur du logement, en plus d'allouer des fonds suffisants pour avoir plus d'institutions de santé », a-t-il déclaré.

Le gouvernement local s'efforce également de mettre fin à la question des déplacements, notamment à la lumière de l'amélioration de la sécurité et de la situation des services publics.

« Plus de 60 000 familles déplacées sont revenues dans leurs quartiers à Ramadi ces dernières années », a déclaré al-Janabi.

« Environ 3 000 familles vivent encore dans des camps, et elles ont besoin d'aide et de compensation afin de pouvoir reconstruire leurs maisons et mettre fin à leur déplacement », a-t-il conclu.

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