Droits de l'Homme

ONU: 170 000 personnes vivent en plein air dans le nord-ouest de la Syrie

AFP

Un garçon syrien déplacé à l'intérieur du pays est photographié dans un camp à Sarmada dans le nord de la province d'Idlib, au nord-ouest de la Syrie, le 17 février. [Rami al-Sayed / AFP]

Une fille syrienne porte un panier à Sarmada dans la province d'Idlib le 17 février. [Rami al-Sayed / AFP]

Une femme déplacée tient un enfant dans un camp de Sarmada, dans la province syrienne d'Idlib, le 17 février. [Rami al-Sayed / AFP]

Des Syriens déplacés conduisent une moto à leur arrivée au camp de Deir al-Ballut dans la campagne d'Afrin le long de la frontière avec la Turquie, le 19 février. [Rami al-Sayed / AFP]

On estime que 170 000 des quelque 900 000 civils forcés de quitter leur domicile lors d'une vague massive de déplacements dans le nord-ouest de la Syrie vivent en plein air, a déclaré l'ONU le jeudi 20 février.

Le déplacement le plus important depuis l'éclatement de la guerre civile en Syrie il y a près de neuf ans survient en plein hiver, avec des températures tombant souvent en dessous de zéro degrés Celsius et de la neige recouvrant certaines régions.

"Des conditions hivernales rigoureuses aggravent encore les souffrances de ces personnes vulnérables qui ont fui leurs maisons pour échapper à la violence, dont la plupart ont été déplacées à plusieurs reprises en neuf ans de conflit", a déclaré l'ONU.

Dans sa dernière mise à jour, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a déclaré qu'environ un cinquième des personnes nouvellement déplacées dormaient à peine.

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Une jeune fille marche avec un seau devant un abri de fortune, où des Syriens déplacés par l'avancée des forces du régime sont campés dans la campagne du village de Saharah, à l'extrémité ouest de la province syrienne d'Alep le 15 février. [Ibrahim Yasouf / AFP]

"On estime que près de 170 000 de ces personnes nouvellement déplacées vivent dans des bâtiments ouverts ou inachevés", indique le rapport.

L'ONU a déclaré que les camps abritant une partie des autres étaient débordés et que de nombreuses familles plantaient des tentes sur des parcelles sans accès aux services de base tels que les latrines.

Besoin d'éviter une catastrophe humanitaire

Le plus haut coordinateur humanitaire de l'ONU, Mark Lowcock, avait averti plus tôt cette semaine qu'un cessez-le-feu était nécessaire pour éviter une catastrophe humanitaire d'une ampleur encore jamais vue dans la guerre en Syrie.

Mais lors d'un vote mercredi au Conseil de sécurité de l'ONU, la Russie a bloqué une résolution demandant un cessez-le-feu.

Soutenu par des avions de guerre russes, le régime syrien et les forces alliées se sont rapprochés du dernier bastion de l'opposition armée.

Un mouvement de tenailles des forces qui se frayent un chemin à Idlib du sud et d'Alep à l'est enferme des bastions dans une enclave toujours plus petite.

Elle contraint également les quelque trois millions de personnes dans une zone de plus en plus confinée et densément peuplée près de la frontière avec la Turquie.

L'ONU a appelé la Turquie à accueillir davantage de réfugiés, arguant que l'urgence est extrême.

La Turquie, qui accueille déjà le plus grand nombre de réfugiés syriens au monde avec environ 3,6 millions de personnes, veut éviter un nouvel afflux massif.

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