Économie

Le rétablissement des services reprend dans le district de Rabia

Khalid al-Taie

image

Des responsables irakiens inspectent les travaux de réhabilitation de l'hôpital général de Rabia le 19 janvier. [Photo extraite de la page Facebook de Free Shamar Tribe Media]

La reconstruction des projets de services endommagés par « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) dans le district frontalier de Rabia de la province de Ninive a commencé, a annoncé vendredi 24 janvier l'administration du district.

« Le gouvernement irakien a lancé des actions pour réhabiliter les grands projets dans les secteurs de la santé, de l'éducation, de l'agriculture et des municipalités », a fait savoir à Diyaruna le directeur du district, Jassim Mohammed Kanoush.

« Les travaux ont commencé pour la construction de l'hôpital général de Rabia, qui compte 100 lits et est un projet vital qui aurait dû être terminé il y a des années, mais dont la construction a été interrompue pendant la guerre contre l'EIIS et a subi des dégâts importants », a-t-il précisé.

Une fois ce projet achevé, il permettra d'alléger la charge que représentent les déplacements pour se faire soigner pour les habitants de Rabia et de ses quelque 80 villages, a-t-il ajouté.

« Il y a aussi le projet d'irrigation d'al-Jazeera [au nord], dont la première phase est terminée, et nous attendons l'achèvement des autres phases », a déclaré Kanoush.

C'est l'un des plus importants projets d'irrigation de terres agricoles du district, a-t-il indiqué, ajoutant qu'il contribuera à faire progresser le secteur agricole et l'économie locale.

Sécurité stable

Les travaux ont également commencé sur d'autres projets de services, notamment la réparation des routes et des réseaux d'eau potable, a déclaré Kanoush.

Le district souffre toujours d'une pénurie d'eau et a besoin d'un grand projet pour l'approvisionner en eau potable provenant du Tigre ou du barrage de Mossoul, a-t-il indiqué.

Par ailleurs, des travaux de reconstruction sont en cours dans cinq écoles qui ont été endommagées lors d'opérations terroristes, et il est prévu de commencer les travaux dans deux autres, a-t-il fait savoir.

« Il y a une centaine d'écoles dans le district, mais ce n'est pas suffisant, il nous faut au moins quinze nouvelles écoles pour résoudre le problème des classes surpeuplées », a-t-il ajouté.

Le district de Rabia, qui se trouve près de la frontière avec la Syrie, compte près de 90 000 habitants, pour la plupart membres de la tribu Shamar.

« Les habitants qui ont été déplacés de Rabia sont presque tous retournés dans leurs régions », a indiqué Kanoush.

La sécurité dans le district est « très stable », et il y a un nombre suffisant de policiers, de militaires et de membres de tribus qui participent ensemble, avec le soutien de la population, au maintien de la sécurité et à la surveillance de la frontière pour empêcher toute infiltration d'activistes, a-t-il déclaré.

Aimez-vous cet article?
1
0 COMMENTAIRE (S)
Politique Commentaire * INDIQUE CHAMP NÉCESSAIRE 1500 caractères restants (1500 MAX)