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'Des hommes armés' abattent une militante irakienne à Bassora

AFP

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Une pleureuse pleure lors des funérailles du 22 janvier à Bassora de la paramédic irakienne Janat Madhi Hussein, tuée la nuit précédente par des hommes armés dans un VUS à son retour d'une manifestation dans la ville. [Hussein Faleh / AFP]

Une militant irakienne a été abattue dans la ville portuaire de Bassora, dans le sud du pays, a indiqué une source policière mercredi 22 janvier, alors que des rassemblements résurgents exigeaient que les autorités mettent en œuvre les réformes tant attendues.

"La militante de la société civile Janat Madhi, 49 ans, a été abattue mardi soir vers 23 heures. par des hommes armés dans un véhicule SUV", a indiqué la source policière, ajoutant que cinq personnes, dont au moins un autre militant local, avaient été blessées par balle.

Une source au laboratoire médico-légal de la ville a confirmé que Madhi avait été blessée par balle.

Madhi faisait partie d'un groupe d'activistes qui prodiguait des soins médicaux aux manifestants. Le groupe a quitté mardi le principal camp de protestation de Bassora, après quoi ils ont été pris pour cibles par des tirs de feu d'hommes armés inconnus.

Ce meurtre est le dernier d'une nouvelle vague de violence contre les manifestants.

Le 15 décembre, la Haute Commission indépendante des droits de l'homme d'Irak a annoncé que le gouvernement irakien formerait un comité pour enquêter sur les assassinats et les enlèvements visant des militants lors des manifestations de masse.

Dans le passé, des politiciens irakiens ont accusé les "agents de l'Iran" d'être à l'origine de ces assassinats et enlèvements.

Cette semaine, les manifestants ont commencé à augmenter la pression sur les autorités pour qu'elles mettent en œuvre leurs revendications de longue date : élections anticipées en vertu d'une nouvelle loi de vote, premier ministre indépendant et responsabilisation pour les meurtres de manifestants et la corruption.

Plus de 460 manifestants sont morts depuis que les rassemblements ont éclaté pour la première fois début octobre, alimentés par la colère contre la corruption et le manque d'emplois qui se sont transformés en demandes de réforme systémique.

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