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Droits de l'Homme |

Le régime syrien arrête des dizaines d'enfants dans la campagne de Damas

Waleed Abou al-Khair au Caire

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L'entrée de l'école al-Jarmak, dans la campagne de Damas, où les forces du régime syrien ont récemment arrêté plusieurs élèves. [Photo fournie par refugeesps.net]

Les forces du régime syrien ont arrêté des dizaines d'enfants dans la campagne de Damas, accusés d'avoir déchiré des portraits du président syrien Bachar el-Assad, a rapporté un militant local.

Dans le même temps, les forces du régime ont procédé à des arrestations aléatoires dans la région, ciblant les jeunes recherchés pour le service militaire obligatoire.

« Les forces du régime ont arrêté 56 enfants autour de la ville de Yalda, dans le sud de Damas, pour avoir déchiré des portraits d'al-Assad et peint des graffitis anti-régime », a indiqué à Diyaruna le militant local Mohammed al-Beik.

Les forces du régime ont pris d'assaut l'école al-Jarmak et ont arrêté 20 enfants, a-t-il fait savoir, suscitant la panique des autres élèves, qui se sont enfuis chez eux par crainte d'être arrêtés.

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Des affiches et des graffitis anti-régime sur un mur dans la campagne de Damas. [Photo fournie par l'Association des habitants de la Ghouta]

Les forces du régime ont ensuite fait des descentes dans plusieurs maisons de la région et ont arrêté 36 autres enfants, a-t-il poursuivi, ce qui porte le nombre total d'enfants appréhendés à 56, le plus âgé ayant 16 ans.

Les anciens de la région et les familles des enfants ont appris, après avoir demandé aux autorités, que les enfants avaient été accusés d'appartenir à « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS), a rapporté al-Beik.

Le régime les accuse d'être entraînés dans les camps de l'EIIS et d'être des « lionceaux du califat », a-t-il déclaré.

L'un des enfants qui a été arrêté puis relâché a raconté que toutes les questions qui lui ont été posées concernaient l'EIIS, a fait savoir al-Beik.

L'enfant a dit qu'il était le seul à avoir été libéré, a ajouté al-Beik, les autres enfants étant toujours dans un centre de détention à Damas.

« Arrestations aléatoires quotidiennes »

Al-Beik a déclaré que les arrestations se produisent quotidiennement et au hasard dans toutes les zones rurales de Damas et visent spécifiquement les jeunes, qui sont « malmenés, interrogés, soumis à des violences physiques et emprisonnés ».

Ces actes sont courants dans toutes les zones rurales de Damas et dans l'ancienne enclave d'opposition de la Ghouta orientale, a-t-il fait savoir.

Dernièrement, cinq jeunes de la ville de Douma ont été arrêtés et emmenés vers un lieu inconnu par l'une des branches de la sécurité, a-t-il rapporté.

Leurs familles n'ont pas été informées des accusations qui ont conduit à leur arrestation, a-t-il déclaré.

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