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Sécurité

Les forces de sécurité entrent en action dans le camp d'al-Hol

Waleed Abou al-Khair au Caire

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Des femmes de l'EIIS dans le camp d'al-Hol parlent aux médias. [Photo fournie par la North Press Agency]

Les forces kurdes chargées de maintenir la sécurité dans le camp d'al-Hol, dans la province syrienne d'al-Hasakeh, ont lancé une nouvelle campagne de sécurité pour entraver le comportement violent et abusif des femmes de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS).

Un groupe de femmes intégristes de l'EIIS dans ce camp de déplacés dans la campagne sud d'al-Hasakeh suit toujours les règles strictes du groupe, qui incluent un code vestimentaire rigoureusement appliqué et l'application d'un châtiment à quiconque tente de faire défection.

Ces femmes ont tenté d'imposer les enseignements du groupe par la force et ont formé des équipes d'al-hesba (« police religieuse ») pour punir ce qu'elles perçoivent comme des transgressions commises par d'autres femmes.

La tension a été forte dans ce camp surpeuplé ces dernières semaines, suite à l'augmentation des agressions perpétrées par ces partisanes de la ligne dure, et au meurtre d'une femme qui ne respectait pas le code vestimentaire.

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Le camp d'al-Hol, dont une partie abrite un grand nombre de familles de l'EIIS. [Photo fournie par la North Press Agency]

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Des membres des forces de sécurité intérieure kurdes (Asayesh) achèvent les procédures pour permettre le départ des familles détenues dans le camp d'al-Hol après qu'elles eurent confirmé qu'elles avaient renoncé à l'idéologie extrémiste. [Photo fournie par Ronahi TV]

En réponse, les forces de sécurité intérieure kurdes (Asayesh) chargées de maintenir la sécurité dans le camp d'al-Hol ont lancé une campagne de sécurité à grande échelle, a rapporté à Diyaruna Farhad Khoja, officier dans les Forces démocratiques syriennes (FDS).

« Ceci a été rendu nécessaire par le retour d'un état de non-droit à cause d'un groupe de femmes extrémistes qui avaient formé des gangs et persécuté des femmes qui refusaient de se conformer à la stricte interprétation de la charia par l'EIIS », a-t-il expliqué.

Ces soi-disant gangs de l'al-hesba s'inspirent de la « police religieuse » de l'EIIS établie dans les zones anciennement sous son contrôle, qui était connue pour persécuter et même torturer les personnes qui enfreignaient les enseignements du groupe, a-t-il ajouté.

Khoja a indiqué que la situation a atteint son paroxysme avec le meurtre d'une détenue turkmène d'une trentaine d'années, Asma Abdoul Rahman, qui avait refusé de respecter le code vestimentaire que le groupe essaie d'imposer.

D'autres incidents de passages à tabac et de flagellations graves perpétrés par ces gangs ont été documentés, a-t-il poursuivi.

Séparer les extrémistes

Khoja a indiqué que les forces d'Asayesh ont fouillé le camp pour trouver des armes blanches.

Elles ont interpellé plusieurs femmes extrémistes et ont commencé à les interroger, a-t-il fait savoir, et ont intensifié leurs patrouilles à l'intérieur du camp pour renforcer la sécurité et empêcher de nouvelles attaques.

Les FDS et Asayesh interrogent régulièrement les femmes détenues afin de séparer les extrémistes des autres, a indiqué Khoja.

Un groupe d'environ 200 femmes et enfants a récemment été libéré du camp après qu'il a été confirmé qu'ils avaient abandonné l'extrémisme, a-t-il rapporté.

Ces femmes avaient été obligées d'épouser des membres de l'EIIS ou avaient abandonné l'idéologie extrémiste après avoir conclu qu'elle était fondée sur des mensonges et que le groupe avait déformé les enseignements islamiques pour servir ses propres intérêts et objectifs.

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