Sécurité

Les forces des peshmergas contrent l'EIIS dans l'est de l'Irak

Khalid al-Taie

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Des membres des forces peshmergas kurdes à un poste de contrôle entre les provinces de Diyala et d'al-Suleimaniya le 4 décembre. [Photo fournie par les PUKmedia kurdes]

Les forces peshmergas kurdes ont commencé à ratisser les zones situées le long de la frontière administrative qui sépare les provinces de Diyala et d'al-Suleimaniya, a indiqué mardi 17 décembre un responsable local.

Elles ont mis en place des mesures supplémentaires pour sécuriser ces zones, qui ont connu ces dernières semaines un regain d'activité des derniers éléments de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS).

Les peshmergas ont lancé des opérations de ratissage et de reconnaissance dans les villages et les terres du nord de Diyala.

Ces opérations couvrent les régions de Khanaqin, al-Saadiya, Jalawla et Qara Taba, près du district de Kalar de la province d'al-Suleimaniya, a déclaré le secrétaire général du ministère peshmerga Jabar Yawar.

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Des unités de l'armée irakienne sont déployées dans un village du district de Khanaqin de la province de Diyala, le 2 juillet. [Photo fournie par le ministère irakien de la Défense]

Elles visent à « traquer les derniers éléments de l'EIIS qui se cachent dans ces régions et mettre un terme à la menace qu'ils représentent », a-t-il précisé à Diyaruna.

Des unités de la 5e brigade des peshmergas ont « arrêté plusieurs collaborateurs de l'EIIS dans la région de ​​Kuljou », a-t-il indiqué, soulignant qu'ils font actuellement l'objet d'une enquête.

Des armes et des véhicules appartenant aux derniers éléments de l'EIIS ont également été saisis dans ces régions, a précisé Yawar.

Besoin de coopération

« Outre ces opérations de ratissage, nous avons imposé des mesures supplémentaires pour renforcer la sécurité », a-t-il poursuivi.

Elles comprennent le renforcement des 3e et 5e brigades des peshmergas par des troupes supplémentaires, ainsi que le déploiement d'unités équipées d'armes lourdes, a-t-il précisé.

« Les terroristes profitent du territoire qui sépare les zones de déploiement des peshmergas de celles des forces de sécurité fédérales pour s'y cacher », a précisé Yawar, soulignant que ce territoire s'étend sur quelque 40 kilomètres, avec de larges brèches et pas de troupes déployées le long de ces longues étendues de terrain.

« Ces brèches et la mauvaise coordination sécuritaire sont les deux facteurs principaux qui ont aidé les résidus de l'EIIS à accentuer dernièrement le rythme de leurs activités terroristes contre les habitants sans défense des villages et des localités voisines », a-t-il poursuivi.

Les éléments de l'EIIS s'en prennent à quiconque coopère avec les forces de sécurité et les forcent à payer pour leur protection, a-t-il ajouté, soulignant que les peshmergas ne permettront pas à ces militants de menacer la vie des civils ni de leur faire du tort.

Yawar a souhaité un renforcement de la coopération sécuritaire entre les peshmergas et les forces fédérales irakiennes « afin d'empêcher les terroristes de se déployer dans les zones de faible sécurité ou d'en faire des refuges où se regrouper et lancer des attaques ».

« La menace de l'EIIS pèse non seulement sur ces régions, mais sur l'Irak dans son ensemble », a-t-il conclu.

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