Politique

Une milice affiliée au CGRI domine l'est d'Alep

Waleed Abou al-Khair au Caire

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Un membre important du Corps des défenseurs d'Alep, groupe affilié au CGRI, avec ses lieutenants sur cette photo diffusée en ligne par la milice.

Une milice affiliée au Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) d'Iran a pris le contrôle des régions situées à l'est de la ville d'Alep, a fait savoir un militant local.

Le groupe se faisant appeler le Corps des défenseurs d'Alep a étendu son influence dans la région après avoir presque complètement écarté les factions fidèles au régime syrien et à la Russie, a déclaré à Diyaruna Ahmed al-Salem, un militant d'Alep.

Il fut un temps où la partie orientale d'Alep était sous le contrôle des factions de l'opposition, a-t-il déclaré, soulignant que bien que la ville ait été reprise par le régime, plus aucune institution gouvernementale syrienne ne fonctionne dans cette zone.

Le Corps des défenseurs d'Alep est soutenu par le CGRI, a précisé Al-Salem.

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Des éléments du Corps des défenseurs d'Alep, affilié au CGRI, posent sur cette photo diffusée en ligne par la milice.

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Le drapeau du Corps des défenseurs d'Alep, qui indique sa subordination au CGRI en incorporant le drapeau iranien, sur une photo diffusée en ligne par la milice.

Il a étendu sa présence dans la région et a pris le contrôle de bâtiments résidentiels et de magasins, empêchant leurs propriétaires légitimes, dont beaucoup avaient été déplacés par les combats, d'y revenir, a-t-il rapporté.

« Cette expansion a été précédée par de nombreuses échauffourées et a culminé par la mise à l'écart totale des milices affiliées au régime syrien et aux forces russes, ce qui a conduit à leur disparition presque complète de la région », a-t-il indiqué.

Les forces alliées à la Syrie et à la Russie n'ont conservé le contrôle que de quelques positions près du centre-ville d'Alep, a-t-il ajouté.

Promesses non tenues

Les institutions gouvernementales syriennes sont absentes de la région, a déclaré al-Salem, notant que le régime n'avait tenu aucune des promesses faites aux habitants déplacés de la ville.

Il était censé réparer les infrastructures et déblayer les décombres, a-t-il fait savoir, précisant que la suspension de l'aide à la reconstruction semble avoir été un stratagème délibéré pour empêcher les habitants déplacés de revenir.

Al-Salem a ajouté que le CGRI avait déblayé les décombres de certains blocs résidentiels de la section est pour construire des complexes résidentiels à l'usage exclusif de ses partisans et des membres et familles du Corps des défenseurs d'Alep.

Dans le même temps, a-t-il poursuivi, la milice a recruté un grand nombre de jeunes de la région en promettant de les exempter du service militaire obligatoire, et en affirmant qu'elle les protégerait des poursuites judiciaires du régime syrien.

Elle s'est engagée à ce que ces jeunes ne soient pas conduits au front, à ce qu'ils soient autorisés à rester dans la région, et leur a offert des salaires décents alors qu'il y a un grave manque de possibilités d'emploi, a-t-il ajouté.

À l'origine, le Corps des défenseurs d'Alep opérait sous la bannière des Forces de défense nationale, une milice favorable au régime, puis sous la bannière du groupe pro-régime Liwa al-Qods, a-t-il indiqué.

Elle a depuis déclaré son indépendance et son affiliation manifeste au CGRI.

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