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Irak : les factions fidèles à l'Iran prises pour cible à Amara

AFP

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Des membres des Forces de mobilisation populaire montent la garde le 26 octobre à Bagdad lors d'une procession funéraire pour Wissam Alyawi, commandant de la milice Asaib Ahl Al-Haq. [Ahmad al-Rubaye/AFP]

Le sud de l'Irak a connu de nouvelles manifestations et un regain des violences mardi 10 décembre, les manifestations qui avaient éclaté le 1er octobre se poursuivant sans relâche, ont relayé des sources de la sécurité.

La ville d'Amara, dans le sud du pays, a été ébranlée dans la nuit par quatre explosions quasi simultanées visant les locaux de deux factions armées pro-iraniennes, a annoncé la police.

« Trois grenades assourdissantes ont ciblé deux locaux et la maison d'un leader d'Asaib Ahl al-Haq, et un engin explosif improvisé (EEI) a pris pour cible la maison d'un commandant d'Ansar Allah al-Awfiya », a déclaré la police.

Asaib Ahl al-Haq est l'un des groupes les plus puissants des Forces de mobilisation populaire (FMP) irakiennes, un réseau de groupes armés, dont Ansar Allah al-Awfiya fait également partie.

Des sources médicales ont rapporté que trois personnes avaient été blessées par ces explosions.

Fondé en 2014 pour combattre « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) après que le groupe se soit emparé de régions du nord de l'Irak et de la Syrie voisine, les FMP sont composées de plusieurs milices, dont beaucoup sont soutenues par l'Iran.

Selon des sources de sécurité, ces attaques ont été commises contre ces groupes en raison de leur loyauté envers l'Iran voisin, dont l'influence continue de croître en Irak, notamment par l'intermédiaire de groupes armés qu'il forme et finance depuis longtemps.

Des groupes armés accusés de violence

Les attentats de mardi ont eu lieu peu après les récentes effusions de sang dans plusieurs villes irakiennes, les dernières en date ayant fait 24 morts, dont quatre policiers, vendredi soir dans le centre de Bagdad.

L'État et les manifestants accusent des hommes armés d'avoir commis ces violences, le premier affirmant qu'il n'est pas possible d'identifier les responsables, alors que les seconds accusent des entités pro-iraniennes.

Depuis le 1er octobre, Bagdad et le sud du pays connaissent des manifestations contre la corruption, l'insuffisance des services publics, le manque d'emplois et l'ingérence politique perçue de l'Iran.

Plus de 450 personnes ont été tuées et plus de 20 000 blessées au cours de ce mouvement de protestation sans précédent qui exige une refonte du système politique.

Mardi, des manifestants de plusieurs villes du sud du pays ont rejoint des milliers de manifestants rassemblés depuis plus de deux mois sur la place Tahrir de Bagdad, qui est l'épicentre des manifestations dans la capitale.

« Nous sommes venus soutenir nos frères à Bagdad », a déclaré Haydar Kazem, militant du mouvement venu de Nassiriya.

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Politique Commentaire
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Par Dieu, maudits soient al-Asaeb et maudit soit l'Iran! Ce sont des entremetteurs!

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