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Sécurité |

Dans le district de Heet, tous les déplacés sont désormais rentrés

Khalid al-Taie

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Les familles originaires du district de Heet se préparent à quitter leur camp de déplacés et à retourner dans leurs foyers, le 10 mars. [Photo fournie par le ministère irakien des Migrations et des Déplacements]

Toutes les familles déplacées ont pu rentrer dans leurs foyers dans le district de Heet, dans l'ouest de la province de l'Anbar, a indiqué mardi 3 décembre l'administration locale du district.

« Nous ne comptons plus de déplacés intermes (DI) dans les camps de déplacés », a déclaré à Diyaruna Muhannad al-Obeidi, le maire de Heet.

Après l'invasion de Heet par l'EIIS en octobre 2014, la plupart des quelque 120 000 habitants du district avaient été contraints de fuir vers les camps mis en place pour les recevoir dans l'est de la province.

Après la libération de Heet en avril 2016, la population locale avait commencé à revenir progressivement par groupes.

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Des travailleurs irakiens remettent en état une rue dans le district de Heet, dans l'ouest de l'Anbar, le 12 novembre. [Photo fournie par la municipalité du district de Heet]

Ces personnes avaient été au premier chef incitées à revenir du fait de l'amélioration de la sécurité dans le district, a poursuivi al-Obeidi.

« Une fois le district libéré, de strictes mesures de sécurité avaient été mises en place, empêchant les terroristes de revenir ou de lancer des attaques de grande ampleur », a-t-il expliqué.

Une situation stable

« Cela fait presque un an que la situation est totalement stable », a indiqué al-Obeidi, précisant que la 7e division de l'armée de terre et la police locale maintiennent un contrôle ferme sur la région.

Leurs rangs ont été renforcés après que les personnels antérieurement renvoyés aient été réintégrés dans le service actif, a-t-il ajouté.

Ils effectuent des missions de sécurité dans le désert proche du district de Heet, qui ont permis d'en chasser les résidus de l'EIIS et de restreindre leurs déplacements, a-t-il indiqué.

Les renseignements précis fournis par les services de renseignant et par la population locale permettent de contenir les terroristes, a-t-il ajouté, précisant que les citoyens sont aujourd'hui plus désireux de maintenir la sécurité de leurs régions.

« Ils ne laisseront pas le terrorisme détruire une nouvelle fois leurs vies », a affirmé al-Obedi.

Par ailleurs, la reconstruction des projets de service endommagés par l'EIIS et la guerre se poursuit conformément au calendrier.

Plusieurs projets d'eau et d'électricité ont ainsi été achevés et fonctionnent à leur capacité normale, a-t-il poursuivi, ajoutant que quatre écoles détruites, l'hôpital général, une maternité et des centres de santé primaire avaient été réhabilités.

Ces projets ont pu être menés à bien grâce à des financements du gouvernement de l'Anbar et du Fonds pour la reconstruction des zones affectées par les opérations terroristes.

« Plusieurs projets sont également achevés à plus de 80 %, et d'autres sont sur le point d'ouvrir, notamment le projet routier de Heet », a conclu al-Obeidi.

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