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Terrorisme |

L'Irak promet une réponse « sévère » à l'attaque de l'EIIS contre des responsables de la sécurité à Samarra

Khalid al-Taie

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Les funérailles du major général Ali Kathem Naser al-Lami, commandant de la 4e division de la police fédérale, tué à Samarra par des éléments restants de l'EIIS, ont eu lieu le 22 octobre à Bagdad. [Photo fournie par la police fédérale irakienne]

Les forces irakiennes ont promis une réponse « sévère » contre les derniers éléments de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS), après que deux commandants ont été tués dans la province de Salaheddine mardi 22 octobre, a fait savoir un responsable local à Diyaruna.

Le commandant de la 4e division de la police fédérale, le major général Ali Kathem Naser al-Lami, et son directeur des opérations, le général de brigade Mohammed Allawi, ont été tués avec au moins quatre de leurs gardes du corps, ont rapporté les médias locaux.

Ces généraux conduisaient une mission de reconnaissance dans la région lorsque leur convoi a été pris en embuscade par des éléments de l'EIIS à Sur Shanas, une zone agricole située le long du Tigre, à 20 kilomètres au nord de Samarra.

« Les terroristes de l'EIIS ont ouvert le feu sur le convoi du commandant de la 4e division, et les affrontements qui ont suivi ont causé la mort d'al-Lami et plusieurs morts et blessés parmi ses compagnons », a déclaré mercredi à Diyaruna Mahmoud Khalaf, maire de Samarra.

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Feu le major général Ali al-Lami visite des postes de contrôle de sécurité dans le nord de Samarra le 14 août. [Photo fournie par la police fédérale irakienne]

La zone de l'incident, connue localement sous le nom d'al-Zaoura, « a été le théâtre d'une activité policière constante pour la débarrasser des éléments restants de l'EIIS cachés dans l'épaisse végétation sur les rives du Tigre », a indiqué Khalaf.

En réponse à l'attaque, les forces irakiennes, couvertes par des avions de chasse irakiens et de la coalition, ont lancé mercredi une opération militaire dans les régions d'al-Buzul, de Mutaybija, du lac d'al-Tharthar, d'al-Abbasiya, de Qasr al-Asheq, et de Thiraa Dejla près de Samarra.

« Les forces interarmées recherchent dans ces zones les poches de l'EIIS à l'origine de l'attaque d'hier », a déclaré à Diyaruna le porte-parole du commandement des opérations de Samarra , le colonel Mohammed Refaat al-Samaraei.

Six suspects ont été arrêtés à ce jour, a-t-il rapporté, ajoutant que les habitants locaux coopèrent avec les forces irakiennes.

« Un guerrier talentueux et courageux »

Cette dernière attaque « ne signifie pas qu'il y a d'importantes activités ou de grands mouvements terroristes menaçant la sécurité », a précisé Khalaf, soulignant que le nombre d'éléments restants de l'EIIS dans ces zones n'est pas significatif.

La réponse des forces de sécurité à ce crime sera « sévère », a-t-il déclaré, et « elles ne se reposeront pas tant qu'il n'y aura pas eu de châtiment équitable pour les auteurs, et que nous ne serons pas débarrassés de tous les terroristes restants ».

Avant sa mort, al-Lami dirigeait des opérations de sécurité contre l'EIIS dans les zones du nord de Samarra s'étendant d'al-Mukaishifa jusqu'au sud de Tikrit, et avait aidé à mener « des coups durs contre les ennemis restants », a déclaré Khalaf.

Al-Lami était « un guerrier talentueux et courageux » qui avait contribué au succès contre l'EIIS dans les batailles pour libérer Mossoul, a-t-il rappelé.

Après la fin de la guerre, al-Lami était retourné dans sa ville natale de Samarra, où il participait activement à l'éviction des derniers éléments de l'EIIS et à la mise en place de la sécurité, a poursuivi Khalaf.

Une cérémonie funéraire a eu lieu mardi soir au quartier général de la police fédérale à Bagdad en présence d'un grand nombre de responsables, sous la direction du ministre irakien de l'Intérieur Yassin Taher al-Yasiri.

Al-Yasiri a salué le courage d'al-Lami, soulignant qu'il était important de poursuive son action dans la lutte contre les groupes extrémistes.

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