Sécurité

Arrestation de huit trafiquants de drogue présumés échappés de la prison de Bagdad

Faris al-Omran

image

Le 17 juin, des soldats irakiens cherchent des individus et des éléments de contrebande à Bagdad. [Photo fournie par le commandement des opérations à Bagdad]

Huit des quinze suspects de trafic de stupéfiants ont été repris après s'être évadés d'un poste de police de Bagdad, a annoncé le ministère irakien de l'Intérieur dimanche 4 août, après que cette évasion eut entraîné plusieurs renvois.

« Les recherches se poursuivent pour retrouver les autres », a expliqué à l'AFP un policier sous couvert d'anonymat.

Ces quinze membres présumés d'un réseau de trafic de drogue s'étaient échappés de prison samedi, après avoir « insulté des officiers de police, puis les avoir battus », selon un responsable des services de sécurité.

Le ministère de l'Intérieur a précisé que huit avaient été repris, sans préciser l'endroit où ils étaient détenus.

image

Deux trafiquants de drogue irakiens ont été arrêtés le 20 juin à Bagdad par les forces de sécurité. [Photo fournie par le commandement des opérations à Bagdad]

Le chef de la police de Bagdad et les responsables des services de police d'al-Rusafa dans l'est de la capitale et du poste où les suspects avaient monté leur évasion ont été renvoyés, a ajouté le ministère.

Plusieurs policiers du poste ont également été placés en détention dans l'attente de l'enquête, a-t-il ajouté.

Sur les réseaux sociaux, des images de vidéosurveillance censées provenir du poste de police montrent des hommes en civils franchissant une porte en courant sans résistance apparente.

Une évasion facilitée par les milices appuyées par l'Iran

Au lendemain de cet incident, certains rapports et responsables irakiens ont pointé du doigt les milices appuyées par l'Iran pour avoir facilité l'évasion de ces quinze détenus.

Ces milices sont « responsables d'avoir arrangé cette évasion [de la prison] », a déclaré à Diyaruna le journaliste irakien Ziyad al-Sinjari, faisant état de « rapports crédibles ».

« Ces groupes ont utilisé leur influence et leur pouvoir pour libérer ces détenus, qui réalisaient la plupart des opérations de trafic et de distribution de drogue des milices en Irak », a-t-il poursuivi.

Parmi ces détenus en fuite se trouve l'important trafiquant Haji Hamza al-Shemmari, qui affiche des liens étroits avec la Kataib Hezbollah irakienne et avec le chef de milice Hussein al-Maliki, alias Abou Khomeini, a-t-il précisé.

Al-Shemmari « est le directeur en chef des activités secrètes des milices », a expliqué al-Sinjari, soulignant que « il ne se contente pas de surveiller le trafic de plusieurs types de narcotiques venant d'Iran, mais gère également la plupart des lieux de jeux et de divertissement à Bagdad ».

Le renvoi des chefs de départements de police au lendemain de cet incident est « une mesure positive pour tenir pour responsables tous les responsables qui n'ont pas assumé les responsabilités de leur poste », a-t-il expliqué.

Mais cette mesure à elle seule « ne suffit pas », a-t-il ajouté.

La mesure la plus importante et la plus efficace consiste à « réduire [l'influence] de ces milices et mettre un terme à toutes leurs activités illicites et à leur influence forte et omniprésence dans le pays », a affirmé al-Sinjari.

« Ces groupes armés liés à l'Iran défient la loi et tentent d'imposer leur volonté à l'État », a-t-il expliqué, ajoutant qu'ils cherchent le pouvoir et l'argent « sans aucune considération morale ou nationale ».

Al-Sinjari a appelé les autorités à traiter toutes ces milices avec fermeté et à débarrasser les institutions publiques des individus corrompus.

Aimez-vous cet article?

1 COMMENTAIRE (S)
Politique Commentaire * INDIQUE CHAMP NÉCESSAIRE 1500 / 1500

Ce sont des mensonges délibérés car les forces de mobilisation populaire, que vous décrivez comme des milices, sont elles qui ont arrêté ces gangs.

Répondre