Sécurité

Les forces irakiennes se rapprochent des derniers éléments de l'EIIS à al-Sharqat

Khalid al-Taie

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Des policiers irakiens participent à une opération de sécurité dans le district d'al-Sharqat de la province de Salaheddine, le 18 avril 2018. [Photo fournie par le bureau de presse du district d'al-Sharqat]

Lundi 29 juillet, les forces irakiennes ont lancé une opération pour chasser les éléments restants de "l'État islamique en Irak et en Syrie" (EIIS) de l'île d'al-Sharqat, dans le nord de la province de Salaheddine, a indiqué l'administration locale du district.

Au cours des dernières semaines, des éléments restants de l'EIIS basés dans la banlieue ouest d'al-Sharqat, appelée al-Jazeera, ont lancé des attaques sporadiques dans le district.

Des forces du commandement des opérations de Salaheddine, de la police et du district participent à l'opération, avec l'aide des combattants tribaux des 51e et 91e brigades, a déclaré mardi à Diyaruna le maire d'al-Sharqat, Ali Dawdah.

« Les troupes se sont enfoncées profondément dans al-Jazeera pour découvrir et détruire les repaires des terroristes restants », a-t-il fait savoir, notant qu'al-Jazeera est une vaste zone désertique avec des collines, des vallées et des grottes qui offrent de nombreuses cachettes.

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Le général de division Abdoul Muhsin al-Abbasi, commandant des opérations de Salaheddine, visite un poste de contrôle dans le district d'al-Sharqat le 26 juillet avec un groupe d'officiers militaires. [Photo fournie par le ministère irakien de la Défense]

« La vaste zone d'al-Jazeera, qui s'étend vers la plaine du district de Hatra et Tal Afar dans la province de Ninive, ainsi que la région de l'Euphrate supérieur dans l'Anbar, donne aux terroristes une plus grande possibilité de se déplacer et de manœuvrer », a expliqué Dawdah.

À la fin de la première journée, les forces de sécurité avaient « détruit plusieurs engins explosifs improvisés (EEI) et maisons de repos », a-t-il indiqué, ajoutant que les opérations se poursuivront jusqu'à ce que les éléments restants de l'EIIS aient été complètement déracinés.

Les opérations se poursuivent, a déclaré Dawdah, avec les forces de sécurité et les membres des tribus qui « effectuent des missions de recherche et de reconnaissance 24 heures sur 24 ».

En plus d'al-Jazeera, des ratissages de sécurité sont en cours dans les faubourgs nord et sud d'al-Sharqat, sur les îles fluviales et dans les villages isolés de l'est du district, a-t-il ajouté.

« Chacune de ces missions entraîne généralement la destruction de maisons de repos et de stocks de munitions et d'armes, et fait parfois des victimes parmi les terroristes », a précisé Dawdah.

« Il y a dix jours, les troupes ont mené une mission de recherche dans le village d'al-Aitha », au nord d'al-Sharqat, a-t-il rapporté, où trois éléments de l'EIIS qui se cachaient dans une maison de repos ont été tués.

La sécurité est stable, les services doivent être améliorés

Bien qu'il y ait eu des brèches de sécurité occasionnelles aux abords du district, a indiqué Dawdah, al-Sharqat est globalement sécurisé et « est fortifié par un cordon de sécurité, des points de contrôle et des patrouilles qui passent dans les quartiers jour et nuit ».

« La situation au centre du district est stable, et les gens vaquent à leurs occupations normalement, sans ressentir aucune crainte », a-t-il ajouté.

Bien que la sécurité se soit améliorée, les services dans le district se sont détériorés et les plans de reconstruction sont au point mort, a-t-il déclaré.

Confrontée à un manque de ressources, l'administration locale n'a pas été en mesure d'achever les projets de réhabilitation et de services, en particulier dans les domaines de la santé et de l'éducation, a déploré Dawdah.

Plusieurs projets municipaux sont en retard, dont un projet de pavage des routes principales de la ville, a-t-il rapporté, notant que le manque de services est l'une des raisons pour lesquelles les habitants qui ont été déplacés du district n'ont pas pu revenir.

À l'heure actuelle, a-t-il fait savoir, 70% des 90 000 habitants d'al-Sharqat sont rentrés chez eux, mais « il y a encore des familles déplacées à l'extérieur de la province, et environ 100 familles dans le camp de Basateen al-Shuyoukh à a-Sharqat ».

« Ces familles ne souhaitent pas rentrer, non pas pour des raisons de sécurité, mais à cause de la médiocrité des services dans leur région».

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