Économie

Les villes de l'Anbar se dotent de nouvelles entrées après l'EIIS

Saif Ahmed dans l'Anbar

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L'entrée est de la ville de Ramadi, dans la province de l'Anbar, a été récemment rénovée. [Saif Ahmed/Diyaruna] 

Les villes de la province de l'Anbar sont le théâtre de très nombreuses activités de reconstruction, et les autorités s'attachent à remodeler les entrées et les portes de chacune d'elles pour qu'elles servent de nouveaux monuments modernes, ont rapporté les autorités locales.

Tous les districts de l'Anbar prennent un nouvel aspect, avec la construction de nouvelles entrées et portes, a expliqué à Diyaruna Fahd al-Rashed, membre du conseil provincial de l'Anbar.

« L'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) avait détruit les monuments et les entrées des villes de l'Anbar lorsqu'il avait pris le contrôle de ces régions début 2014, a-t-il indiqué, détruisant notamment l'entrée principale de Ramadi, ainsi que les monuments historiques et culturels de la ville.

« Des équipes techniques et du génie civil ont terminé de reconstruire un grand nombre des entrées des villes de l'Anbar, notamment à Ramadi, Falloujah, al-Saqlawiya, al-Karma et Heet, et les travaux de construction d'autres portes de conception moderne sont en cours », a-t-il poursuivi.

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Un éclairage a été installé dans la ville de Haditha, dans la province de l'Anbar, dans le cadre d'une campagne de reconstruction de la province après l'EIIS. [Saif Ahmed/Diyaruna]

D'autres projets prévoient la construction de repères historiques et architecturaux représentant les traditions et la culture de chaque ville, a ajouté al-Rashed.

Ils comprennent un monument en forme de roue à aubes à Haditha, un minaret à Ramadi et des structures représentant les sciences, des palmiers et le patrimoine de l'Anbar, a-t-il continué.

« Une campagne de reconstruction majeure »

Municipalités et départements de services ont participé à ces projets de réhabilitation et de reconstruction, a expliqué l'ingénieur Imad al-Dulaimi à Diyaruna.

Les nouvelles entrées et portes de l'Anbar font désormais également office de postes de contrôle principaux et ont été équipées de caméras de surveillance, avec des policiers et des membres de la police de la circulation, a-t-il précisé.

« Les services municipaux ont pris sur eux-mêmes d'élargir les entrées et les principales routes des districts et sous-districts de l'Anbar, notamment à Ramadi, Falloudjah, Haditha, Heet, Raoua et Anah », a-t-il ajouté.

Le personnel municipal et des équipes des services d'électricité ont installé un éclairage sur les routes extérieures et aux entrées et sorties des villes, a poursuivi al-Dulaimi, et des aires de repos et de stationnement ont été construites.

L'Anbar connaît une campagne de reconstruction majeure dans le cadre de laquelle des monuments architecturaux et des installations de service sont érigés, a-t-il indiqué.

Des fontaines sont construites dans les jardins et sur les routes principales, et des structures modernes et colorées « reflétant le retour de la vie et le rejet du terrorisme » sont installées, a-t-il poursuivi.

« Cette campagne de reconstruction qui est en cours dans les districts de l'Anbar, notamment celui de Ramadi, est positive », a déclaré à Diyaruna le maire de Ramadi, Ibrahim al-Awsaj.

La construction de ponts et de carrefours, la remise en état des routes et la construction des entrées des villes ont permis d'améliorer les services pour tous les habitants de l'Anbar, a-t-il précisé.

Le changement est « évident » dans les rues de l'Anbar

L'Anbar a réussi à éradiquer les traces du terrorisme que l'EIIS avait laissées en érigeant des monuments modernes dans toutes ses villes, a expliqué Talib al-Hasnawi, président du conseil municipal de Falloudjah.

« À Falloudjah, la porte est de la ville a été reconstruite et l'entrée ouest au point de contrôle d'al-Halabsa a été élargie », a-t-il expliqué à Diyaruna, ajoutant que des travaux sont en cours pour rouvrir les entrées d'al-Sakaniya et d'al-Sajar au nord de la ville.

« Un changement positif est évident dans les rues et les villes de l'Anbar, qui, il y a deux ans, étaient emplies de gravats et de déchets accumulés par suite des opérations terroristes », a déclaré Jassim Abdoullah, un habitant de Ramadi âgé de 40 ans.

« Ramadi est aujourd'hui une ville qui bourgeonne de projets et de constructions, avec des espaces verts, des parcs, des rues larges, des trottoirs et un superbe éclairage la nuit », a-t-il conclu.

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