Sécurité

Les civils d'Idlib sous le feu des bombardements et des attentats

Waleed Abou al-Khair au Caire

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Des membres de la Défense civile syrienne tentent d'éteindre les incendies causés par un double attentat à la bombe survenu lundi 18 février dans le centre de la ville d'Idlib. [Photo fournie par Mousab Assaf]

Le double attentat à la bombe survenu lundi 18 février dans la ville d'Idlib, qui a tué 24 personnes dont quatre enfants, peut être qualifié de « véritable massacre », a déclaré à Diyaruna l'activiste d'Idlib Mousab Assaf.

Ces attentats, qui viennent s'ajouter à une escalade des bombardements par le régime syrien dans d'autres parties de cette province du nord-ouest du pays, ont fait naître un climat de peur au sein de la population civile, a-t-il expliqué.

La première explosion a été occasionnée par une bombe dissimulée sous une voiture, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

L'incident est survenu dans une rue du quartier d'al-Qusour, dans le centre de la ville, a précisé Assaf.

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Cette photographie montre les destructions causées par un double attentat à la bombe survenu lundi 18 février dans le quartier d'al-Qusour de la ville d'Idlib. [Photo fournie par Mousab Assaf]

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Un civil de Maarat al-Noaman aide les équipes de secours à transporter un enfant blessé lors des bombardements par le régime syrien. [Photo fournie par Mousab Assaf]

Une moto piégée a ensuite explosé après que les ambulances furent arrivées sur le lieu de la première explosion, a poursuivi l'observatoire.

Plusieurs membres de la défense civile syrienne (les Casques blancs), parmi lesquels un professionnel des médias qui travaillait avec le groupe, ont été tués ou blessés alors qu'ils tentaient de porter secours aux victimes de la première explosion, a ajouté Assaf.

Aucune revendication immédiate n'a été faite pour cette attaque, dont l'observatoire a indiqué qu'elle avait également blessé au moins 51 personnes, a rapporté l'AFP.

Un bureau local du « gouvernement de salut » autoproclamé, une instance administrative créée par Tahrir al-Sham, est situé dans la rue qui a été le théâtre de cet attentat perpétré lundi.

Quatre combattants de Tahrir al-Sham ont été tués par cette explosion, a ajouté l'observatoire, et les autres vingt victimes sont des civils.

La province d'Idlib, dernière grande région échappant encore au contrôle du régime syrien, est actuellement contrôlée par Tahrir al-Sham, une alliance extrémiste dominée par l'ancien Front al-Nosra.

Un climat de peur

L'attentat à la bombe de lundi a créé « un climat de peur au sein de la population civile », a indiqué Assaf, parce qu'il s'est produit au moment le plus chargé de la journée, lorsque la rue est bondée de civils.

Mais les choses ne sont pas différentes à l'extérieur de la ville, a-t-il précisé, alors que le régime continue de pilonner les zones résidentielles de la province, occasionnant des dizaines de blessés parmi les civils.

« Certains rapports indiquent que les localités de Maarat al-Noaman et de Khan Sheikhoun, ainsi que les bourgades d'al-Tamanah et de Baboulin ont été la cible de bombardements qui ont causé la mort d'au moins quatre personnes et en ont blessé plus de 25 », a poursuivi Assaf.

Le bombardement sur Maarat al-Noaman s'est concentré sur les quartiers résidentiels, où aucune présence de militants n'a été signalée, a-t-il poursuivi.

« Outre ces pertes, ce bombardement a causé des dommages importants aux biens et provoqué de nombreux incendies », a encore ajouté Assaf.

Ils ont été circoncrits avant de pouvoir se propager aux maisons voisines, a-t-il conclu.

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