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Sécurité |

La police de l'Anbar arrête trois groupes terroristes avec l'aide de citoyens

Khalid al-Taie

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Un individu accusé de travailler pour « l'État islamique en Irak et en Syrie » dans l'Anbar est placé en détention par la police sur cette photo d'archive du 20 janvier 2016. [Photo fournie par la direction de la police de l'Anbar]

Les forces de la police de l'Anbar ont arrêté les membres de trois groupes terroristes distincts lors de récentes opérations de sécurité basées sur des informations fournies par les citoyens, a expliqué mardi 22 janvier à Diyaruna le major général Hadi Kassar Erzaij, chef de la police.

Ces activistes se « cachaient au sein de la population et tentaient de mettre en place des cellules dormantes dans le but de porter atteinte à la sécurité », a-t-il indiqué.

« Sur la base des informations que nous avions reçues de sources de renseignements au sein de la population locale, nous avions organisé avec soin la surveillance de ces groupes jusqu'à ce que nous puissions coincer leurs membres et les arrêter », a-t-il indiqué.

Ce groupe se composait de treize activistes, dont six se cachaient dans la ville de Falloujah, trois à al-Karma et quatre à Ramadi, a-t-il indiqué.

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Des membres du régiment d'intervention d'urgence de la police de l'Anbar participent à une opération de sécurité le 6 septembre à la recherche d'individus recherchés. [Photo fournie par l'Unité tactique spéciale de la police de l'Anbar] 

Ils ont « avoué des actes de terrorisme contre des civils, certains perpétrés il y a plus de dix ans », a-t-il poursuivi, soulignant que les activistes arrêtés à al-Karma étaient coupables de crimes commis entre 2007 et 2008.

Des passerelles de confiance avec les citoyens

Ces efforts de la police de l'Anbar s'inscrivent dans le cadre d'un plan de sécurité mis en place en coopération avec d'autres unités militaires et les services de renseignement depuis que les opérations militaires contre « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) se sont achevées dans l'Anbar, a expliqué Erzaij.

« Aujourd'hui, ce plan est basé sur la coopération et la mise en place de passerelles de confiance avec les citoyens », a-t-il poursuivi.

« Nous avons instauré une relation étroite avec eux, et ils nous fournissent aujourd'hui toutes les informations dont nous avons besoin et nous signalent immédiatement tout ce qui leur paraît suspect », a-t-il ajouté.

Une base de données de sécurité a également été développée, portant sur toutes les familles déplacées revenues dans leurs régions d'origine, a-t-il continué.

« Cela représente une partie très importante de ce plan [de sécurité], car ces informations nous permettent d'identifier et de suivre rapidement les terroristes », a ajouté Erzaij.

Dans les villes de l'Anbar, la sécurité est assurée par le régiment d'intervention d'urgence de la police et par la police de la communauté, ainsi que par les forces des services d'enquête et d'informations, a-t-il précisé.

« Il règne un état de stabilité sécuritaire dans toutes ces villes », a-t-il indiqué, soulignant l'importance des postes de contrôle, le suivi continu des mouvements des véhicules qui ne possèdent pas de plaque minéralogique, et un effort de renseignement intensif pour prévenir les attaques terroristes.

L'EIIS tente de propager des rumeurs et de fausses informations pour effrayer et démoraliser les habitants, a poursuivi Erzaij.

Et de conclure : « Nous voulons assurer à nos citoyens que nos villes sont sûres et le resteront tant que vous afficherez votre détermination et votre confiance envers vos forces de sécurité. »

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