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Terrorisme |

Appréhension à Idlib après des affrontements entre Tahrir al-Sham et l'opposition

Waleed Abou al-Khair au Caire

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Des éléments du Front national de libération se rassemblent dans la campagne de l'ouest d'Alep, où ils ont affronté ces derniers jours l'alliance extrémiste Tahrir al-Sham. [Photo fournie par Moussab Assaf]

La tension règne dans la campagne de l'ouest d'Alep après la signature d'un cessez-le-feu mercredi 31 octobre entre Tahrir al-Sham et le Front national de libération (FNL), après des affrontements sanglants qui ont fait plusieurs morts et blessés.

L'activiste Moussab Assaf a expliqué à Diyaruna que malgré le cessez-le-feu, de nombreuses familles ont choisi de quitter les zones rurales pour la ville d'Idlib, craignant la reprise des combats entre les belligérants.

D'intenses combats ont éclaté lundi entre l'alliance extrémiste Tahrir al-Sham et le FLN, soutenu par la Turquie, dans la zone tampon prévue autour de la région d'Idlib.

Ces affrontements ont fait treize morts en 24 heures, dont sept dans les rangs de Tahrir al-Sham et deux civils.

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Des éléments de Tahrir al-Sham se préparent à lutter contre les forces favorables au régime et des groupes de l'opposition dans la région syrienne d'Idlib. [Photo fournie par Moussab Assaf]

Un accord de cessez-le-feu et d'arrêt des opérations militaires a été signé tôt mercredi entre l'alliance extrémiste et les groupes du FNL Noureddine al-Zinki et Ahrar al-Sham, a rapporté Assaf.

« La panique et la peur prévalent chez les civils, et beaucoup ont choisi de partir vers des zones plus sûres près de la ville d'Idlib, car les deux camps sont toujours en état d'alerte malgré l'accord », a-t-il expliqué.

« Ce n'est pas la première fois que des combats entre les deux camps sont suivis d'un accord de [cessez-le-feu] », a-t-il fait savoir, ajoutant que la majorité des combats se sont déroulés dans des zones résidentielles où les factions ont pris position.

Les affrontements ont commencé après que Tahrir al-Sham a insisté pour étendre le territoire qu'il contrôle aux dépens d'autres factions, a indiqué Assaf.

Les premiers combats ont eu lieu dans la ville de Kafr Hamra, que Tahrir al-Sham a tenté de prendre, ce qui a conduit à une extension des affrontements à toutes les zones de la campagne de l'ouest d'Alep, car cette ville est un important bastion du FLN.

Victimes parmi les forces pro-gouvernementales

Jeudi à l'aube, des éléments de Tahrir al-Sham ont attaqué une position du gouvernement dans l'est d'Idlib et ont tué quatre combattants pro-régime, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

« Quatre combattants du régime ont été tués dans cet assaut, ainsi qu'un membre de Tahrir al-Sham », a fait savoir Abdel Rahman, directeur de l'observatoire.

« Un échange de tirs d'artillerie est en cours entre les deux camps » sur un territoire qui fait partie de la zone démilitarisée prévue, a-t-il poursuivi.

La Russie, alliée du régime, et la Turquie, qui soutient l'opposition, ont accepté en septembre de mettre en place une zone tampon autour de la région d'Idlib.

Celle-ci aurait dû être mise en place à la mi-octobre, mais certaines conditions du plan ont été retardées, des affrontements répétés éclatant entre les extrémistes, les groupes d'opposition et les forces gouvernementales.

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