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Trois mille membres de tribus de l'Anbar terminent leur entraînement au combat

Khalid al-Taie

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Des combattants des tribus de l'Anbar démontrent les compétences qu'ils ont acquises lors de leur entraînement, sur cette photo publiée sur internet le 16 mars 2017. [Photo fournie par la Brigade de l'Euphrate supérieur]

Dimanche 21 octobre, 3000 combattants tribaux ont terminé une formation visant à développer leurs compétences de combat sur la base militaire d'al-Habbaniya, dans l'est de l'Anbar, a rapporté un responsable des forces tribales.

Ces combattants, dont la plupart sont originaires de Ramadi, Falloujah et al-Khalidiya dans l'est de l'Anbar, ont terminé une formation de trois mois, a indiqué à Diyaruna Cheikh Qatari al-Samarmad al-Obeidi, commandant des forces tribales à al-Baghdadi.

« Au cours de cette formation, les combattants ont suivi un entraînement intensif pour développer et parfaire leurs compétences martiales », a-t-il fait savoir.

Ils ont appris comment viser précisément avec des armes légères, à utiliser des systèmes de roquettes sophistiqués, à conduire des véhicules militaires, à combattre dans des environnements difficiles et à manipuler des explosifs, a-t-il rapporté.

« Leur formation a été assurée par des officiers irakiens expérimentés du ministère de la Défense et par des experts des forces de la coalition », a-t-il ajouté.

Formation à Aïn al-Assad

La semaine prochaine, un autre groupe de combattants tribaux, principalement venus de villes de l'ouest de l'Anbar comme Heet, Haditha, Anah et al-Qaïm, entameront un programme similaire sur la base d'Aïn al-Assad, près d'al-Baghdadi, a déclaré al-Obeidi.

Cette nouvelle formation, qui durera elle aussi trois mois, sera assurée par des instructeurs irakiens et de la coalition, a-t-il fait savoir.

Les combattants tribaux développeront des compétences « dans la traque et le ciblage d'ennemis dans le désert, et dans le contrôle des zones frontalières, et ils amélioreront leurs capacités physiques et militaires », a-t-il indiqué.

« Ces nouvelles formations reflètent l'intérêt du commandement opérationnel irakien conjoint pour l'établissement et le développement des capacités des forces tribales, et pour les utiliser davantage au cours de la prochaine phase », a-t-il déclaré, qui portera sur l'élimination des derniers éléments de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) dans le désert occidental et la sécurisation de la frontière.

Restructurer les forces tribales

Des mesures sont en cours pour restructurer les forces tribales et pour les rebaptiser en Forces de la garde nationale de l'Anbar, a indiqué al-Obeidi.

Avec cette restructuration, la force inclura des régiments, des pelotons et des forces d'intervention rapide « avec une expérience et une discipline suffisantes », a-t-il expliqué.

À l'heure actuelle, les forces tribales effectuent « des tâches importantes pour le maintien de la sécurité dans la province », a-t-il déclaré, précisant qu'elles mènent des opérations de recherche « chaque semaine » pour traquer les derniers éléments de l'EIIS dans le désert de l'Anbar.

Elles apportent également leur soutien aux forces irakiennes dans la protection des frontières occidentales du pays, a précisé al-Obeidi.

Il a souligné la nécessité de renforcer les rangs des forces tribales en recrutant de nouveaux combattants, en raison de l'immensité du désert et de la longueur de la frontière de la province.

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2 COMMENTAIRE (S)
Politique Commentaire * INDIQUE CHAMP NÉCESSAIRE 1500 / 1500

Ils auraient dû préserver leur ville et éloigner les étrangers.

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Un bon pas.

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