Sécurité

Les forces irakiennes repoussent une attaque de l'EIIS à la frontière syrienne

Khalid al-Taie

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Des officiers irakiens inspectent la frontière entre l'Irak et la Syrie. [Photo fournie par les gardes-frontière irakiens]

Dimanche 14 octobre, des gardes-frontière irakiens ont repoussé une attaque de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) provenant du territoire syrien, de l'autre côté de la frontière au niveau de la ville d'al-Qaïm, dans la province de l'Anbar, a rapporté le commandement des gardes-frontière.

Les troupes irakiennes stationnées à la frontière étaient en alerte après une attaque de l'EIIS contre des postes frontaliers des Forces démocratiques syriennes (FDS), a rapporté lundi à Diyaruna le lieutenant général des gardes-frontière Hamid Abdoullah Ibrahim.

« L'attaque a eu lieu en territoire syrien, près des zones au nord de la ville irakienne d'al-Qaïm », a-t-il déclaré, ajoutant que l'EIIS a tenté de profiter d'une tempête de sable qui réduisait la visibilité dans la zone pour mener son opération.

« Des unités de la brigade des commandos frontaliers ont répondu à cette attaque et ont forcé les ennemis à quitter rapidement la bande frontalière, empêchant [les éléments de l'EIIS] de poser ne serait-ce qu'un pied dans notre pays », a indiqué Ibrahim.

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Un soldat irakien surveille la frontière avec la Syrie depuis un poste d'observation. [Photo fournie par les gardes-frontière irakiens]

Les troupes irakiennes surveillent les tentatives d'infiltration et sont « prêtes à contrecarrer leurs plans », a-t-il poursuivi, soulignant que les forces irakiennes ont un plan intégré efficace pour maintenir la sécurité aux frontières.

Le plan de fortification des frontières « porte sur le développement des capacités de coopération des combattants frontaliers avec les forces de la coalition internationale », a expliqué Ibrahim, et des soldats irakiens « largement déployés et installés dans des positions d'affrontement ».

La frontière entre l'Irak et la Syrie fait près de 600 km, a-t-il précisé, « mais nous ne ménageons pas nos efforts pour la sécuriser ».

« Nous avons creusé des tranchées, créé des talus et érigé une tour d'observation en béton tous les kilomètres sur 100 km de la bande frontalière », a-t-il détaillé.

« Nous poursuivons nos travaux pour construire des tours sur la distance restante », a-t-il ajouté, précisant qu'un système de caméras thermiques et un grillage sont également en cours d'installation pour renforcer les mesures de sécurité.

Empêcher les infiltrations et la contrebande

Le mois dernier, un groupe d'élément de l'EIIS, dirigé par un wali adjoint du groupe, a tenté d'entrer dans le pays depuis la Syrie, a rapporté Ibrahim.

Le groupe comptait passer en Irak « pour y mener une opération terroriste dans la province de Salaheddine », a-t-il rapporté.

« Le chef des terroristes a été abattu », a-t-il fait savoir, et tous les infiltrés sauf deux ont été neutralisés. Parmi eux se trouvaient sept Afghans, en plus d'Irakiens et de combattants d'autres nationalités.

Deux éléments de l'EIIS ont été capturés durant cette opération, et les armes et les drones qu'ils avaient en leur possession ont été saisis, a-t-il indiqué.

Les gardes-frontière ont également déjoué des trafics de drogue sur toute la frontière ouest de l'Irak, a ajouté Ibrahim.

Ils ont arrêté les membres de plusieurs gangs, dont récemment deux trafiquants dans le district d'al-Rutba « qui ont été surpris en train de faire passer illégalement de grandes quantités de stupéfiants », a-t-il déclaré, et qui ont été condamnés à la prison à perpétuité par la justice irakienne.

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