Sécurité

Les résidus de l'EIIS attaqués dans les zones désertiques de l'Anbar

Khalid al-Taie

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Des commandants militaires patrouillent dans le désert de l'Anbar à la recherche d'éléments restants de l'EIIS. [Photo fournie par le ministère irakien de la Défense]

Les forces irakiennes mènent de nombreuses offensives jusqu'au cœur du désert occidental de l'Anbar pour éliminer les derniers éléments de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS).

Ces opérations ont bénéficié d'un fort soutien local, les habitants des villes ciblées signalant immédiatement toute activité suspecte, indiquent des responsables à Diyaruna.

Cette coopération prouve que la population rejette l'EIIS en tant qu'idéologie et en tant que groupe, ont-ils affirmé, et elle a laissé les activistes sans refuge.

À al-Qaïm, dans l'Anbar, les habitants aident les forces de sécurité à débarrasser le désert des derniers résidus de l'EIIS et à affronter les infiltrés de Syrie.

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Les leaders tribaux d'al-Qaim, ville frontalière de l'Anbar, rencontrent des commandants militaires en juin pour discuter du renforcement des mesures de sécurité dans la province. [Photo fournie par le ministère irakien de la Défense]

« La situation a changé ; le désert n'est plus un refuge pour l'EIIS », a déclaré à Diyaruna Ahmed al-Dulaïmi, maire d'al-Qaïm.

« La plus grande perte pour les éléments terroristes est le soutien populaire, car cela signifie qu'ils sont maintenant à découvert et qu'ils peuvent être pris pour cible », a-t-il précisé.

L'EIIS se déguise

Les éléments restants de l'EIIS sont désormais forcés de se cacher, a déclaré al-Dulaïmi.

« Ils se déguisent parfois en bergers, ou bien ils placent leurs repaires comme des tentes bédouines pour échapper à la détection, mais ils sont rapidement découverts », a-t-il rapporté.

« Les habitants des villages du désert et les bergers détectent ces terroristes et préviennent rapidement les autorités », a-t-il ajouté.

La véritable nature de l'EIIS est devenue évidente pour tous, a-t-il affirmé, et « même ceux qui sympathisaient avec le groupe sont maintenant ses plus virulents détracteurs ».

Les habitants locaux ont aidé les forces de sécurité à mettre à jour plusieurs repaires, a-t-il poursuivi.

« Depuis mi-juin, les habitants locaux fournissent des informations qui ont permis la découverte de deux tunnels de l'EIIS et deux repaires au cœur du désert d'al-Qaïm », a-t-il déclaré, ainsi que deux 4x4 contenant des mitrailleuses.

Des informations émanant des habitants ont permis d'abattre six activistes qui s'étaient abrités dans un refuge, et de mettre à jour une cache d'armes à al-Sanjak, à al-Qaïm, a-t-il rapporté.

Parmi ces armes se trouvaient cinq missiles antichars, une ceinture d'explosifs, une grande quantité de mortiers et deux engins explosifs, a-t-il ajouté.

Bloqués à la frontière

« Des éléments de l'EIIS sont éparpillés dans tout le désert de la province », a fait savoir à Diyaruna Karim al-Karbouli, membre du conseil provincial de l'Anbar.

« Ils constituent des poches éparpillées, et le danger qu'ils représentent est limité, car ils n'ont plus de pouvoir », a-t-il affirmé.

Des bombardements aériens, des patrouilles de recherche et la coopération des habitants avec les forces de sécurité ont empêché les éléments restants de l'EIIS de se déplacer librement, a-t-il précisé.

Les opérations de sécurité vont en général jusqu'au désert d'al-Rutba dans le sud, et jusqu'au nord vers l'Euphrate, près de la frontière syrienne, a détaillé al-Karbouli.

Lors des dernières opérations de ce type le 16 juin, une importante force composée du commandement des opérations dans l'Anbar, de l'armée de l'air, des gardes-frontières et des forces tribales a lancé une campagne pour débarrasser le désert d'al-Rutba et la zone frontalière des cellules dormantes.

Des éléments de l'EIIS sont également disséminés de l'autre côté de la frontière, en Syrie, en particulier à Hajeen, al-Baghouz et al-Sousa, a-t-il indiqué. « Nos forces aériennes et terrestres les pourchassent et les empêchent de pouvoir s'infiltrer. »

Les tribus combattent le terrorisme

Les tribus locales sont unies avec les forces de sécurité et déterminées à combattre le terrorisme, a indiqué Cheikh Abdoullah al-Jughaifi, président du parti Ahrar al-Furat, et ancien commandant des forces de la mobilisation tribale dans l'Anbar.

« Nous sommes sûrs de nous lorsque nous disons qu'aucune tribu et aucune personne ne souhaite revenir en arrière et connaître à nouveau les meurtres, les crimes et la fuite, ce qui était le cas sous le règne de l'EIIS », a-t-il déclaré à Diyaruna.

« Au contraire, tous les gens des villes et des faubourgs partagent un fort sentiment de patriotisme et forment un front solide face aux terroristes », a-t-il rapporté.

Al-Jughaifi a noté que les éléments terroristes restants dans le désert de l'Anbar diminuent, en raison des frappes militaires et du rejet populaire.

« Les habitants locaux sont devenus des sources de renseignements qui fournissent des informations détaillées aux services de sécurité, ce qui est vital pour le succès de tout effort de sécurité », a-t-il indiqué.

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Est-ce que demain est un jour férié à Bagdad?

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Par Dieu !

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