Sécurité

Confiance mutuelle entre les habitants d'al-Hawija et la police

Khalid al-Taie

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Des habitants d'al-Hawija et des policiers font le signe de la victoire. Les informations fournies par les habitants ont joué un rôle majeur dans l'amélioration de la sécurité dans cette ville après l'EIIS. [Photo fournie par le commandement de la police fédérale]

Les résidents de la ville d'al-Hawija, dans la province de Kirkouk, ont favorisé la stabilité en établissant une relation solide avec les forces de sécurité fondée sur une confiance mutuelle, ont expliqué des responsables à Diyaruna.

Cette coopération a mené à l'arrestation d'éléments de haut niveau de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS), et à la découverte de repaires d'activistes, ont-ils rapporté.

Des chefs, des tribus et la police fédérale d'al-Hawija organisent régulièrement des réunions pour discuter de sujets importants.

« Nous tenons des consultations avec la population locale presque tous les jours, et nous leur parlons de la sécurité de leur région et de leur vie quotidienne », a indiqué le colonel Abdoul Rahman al-Khazaali, porte-parole de la police, à Diyaruna.

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Des responsables tribaux et de la sécurité d'al-Hawija se réunissent pour parler de collaboration de sécurité. [Photo fournie par le commandement de la police fédérale]

« Les gens sont conscients de la sécurité, et ils aident et soutiennent nos forces pour qu'elles accomplissent leur tâche de façon efficace », a-t-il déclaré, soulignant l'importance des renseignements et des informations fournis par les civils.

« Dès qu'ils remarquent quelque chose de suspect, ils nous en informent immédiatement, et nous faisons le reste », a-t-il précisé. « Ces informations nous aident à atteindre des cibles terroristes et à rendre nos actions plus efficaces. »

« Grâce à cela, nous avons réussi à arrêter plusieurs terroristes dangereux et à trouver des caches d'armes et d'explosifs dans des lieux reculés », a fait savoir al-Khazaali.

Les renseignements fournis par la population locale ont aidé à découvrir des tunnels et des repaires contenant de grandes quantités d'engins explosifs, de munitions et diverses armes, a-t-il ajouté.

La coopération renforce la stabilité

En plus de traquer les éléments restants de l'EIIS, la police soutient les actions de réconciliation et de coexistence pacifique de la communauté, créant un environnement sûr dans lequel les déplacés internes (DI) peuvent revenir, a expliqué al-Khazaali.

« La 6e division de la police fédérale joue un rôle important dans ce cadre », a-t-il indiqué, notant qu'elle a aidé de nombreuses personnes à regagner leur quartier.

« L'augmentation du soutien local envers les forces de sécurité est prévisible de la part d'habitants ayant souffert à cause du terrorisme », a déclaré à Diyaruna le commandant des forces tribales d'al-Hawija, Cheikh Wasfi al-Asi.

« Les gens ont été aigris par les terroristes au cours des trois dernières années, et il est naturel pour eux de coopérer désormais pour éliminer le terrorisme de ces régions », a-t-il affirmé.

L'EIIS a peu de sympathisants locaux pouvant lui fournir du soutien et un refuge, a-t-il poursuivi, soulignant que « les gens n'ont connu que des tragédies et personne ne voudrait revivre ce passé douloureux ».

« Il ne reste que quelques éléments de l'EIIS se cachant dans les villages isolés d'al-Hawija, et ils n'ont pas les moyens d'attirer et de tromper de nouvelles recrues », a déclaré al-Asi.

Le gouvernement doit agir

Il est essentiel d'établir la confiance et une coopération constructive entre les habitants locaux et les forces de sécurité, a affirmé à Diyaruna Maan Mohammed al-Hamadani, membre du conseil provincial de Kirkouk.

« Al-Hawija est une unité administrative qui s'étend sur 200 km et comprend 5 000 villages », a-t-il noté, ce qui rend difficile le maintien de la sécurité sans l'aide de la population locale.

De nombreux villages isolés restent inhabités depuis que les habitants ont été déplacés par l'EIIS, a indiqué al-Hamadani.

Dans ces zones, a-t-il poursuivi, beaucoup des déplacés sont des agriculteurs qui ont besoin d'aide du gouvernement pour l'irrigation, afin de revenir travailler leurs terres.

Ces villages abandonnés présentent un danger, car ils peuvent être utilisés comme repaires par les activistes, a-t-il déclaré, appelant à une action immédiate pour régler ce problème.

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