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Élections |

Début du « vote spécial » des personnels militaires et des expatriés pour les élections irakiennes

Khalid al-Taie

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Un soldat irakien en faction devant un bureau de vote de Ninive qui a ouvert ses portes pour les personnels militaires irakiens, le jeudi 10 mai. [Photo fournie par le ministère irakien de la Défense]

Près d'un million de soldats, policiers et autres membres des forces de sécurité ont voté jeudi 10 mai en Irak pour les premières élections législatives depuis que le pays a déclaré la victoire sur « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS).

Les personnels en uniforme ont fait la queue pour glisser leur bulletin dans l'urne, à l'occasion des élections anticipées organisées deux jours avant que le reste du pays se rende dans les bureaux de vote pour les élections législatives de samedi, a fait savoir l'AFP.

Quelque 492 centres ont ouvert leurs portes aux électeurs en uniforme, de 6 h à 18 h jeudi dans tout le pays, a expliqué Hazem al-Rudeini, membre de la Haute Commission électorale indépendante (HCEI) irakienne.

Plus de 940 000 membres de la police, de l'armée et des peshmergas ont ainsi pu voter lors de ces élections anticipées, a-t-il expliqué à Diyaruna.

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Un policier irakien met à jour ses informations électorales avant les élections législatives en Irak, qui ont débuté jeudi 10 mai pour les membres des forces armées. [Photo fournie par le commandement de la police fédérale]

Les Irakiens vivant à l'étranger peuvent également accomplir leur devoir électoral jeudi et vendredi, a-t-il précisé.

La HCEI a ouvert près de 70 bureaux de vote dans 21 pays, pour permettre à plus de 850 000 électeurs inscrits de voter.

La commission est en alerte maximale pour garantir le succès du processus électoral en Irak et à l'étranger, a expliqué al-Rudeini. « Nous avons terminé tous les préparatifs logistiques et techniques pour nous assurer que le vote se déroulera sans problème. »

« Un système électronique a été déployé pour la première fois pour fournir le niveau le plus élevé d'intégrité, de transparence et de crédibilité », a-t-il ajouté.

Des cartes d'électeurs électroniques portant la photo et les empreintes digitales de chaque électeur, ainsi que ses données personnelles, garantiront l'absence de toute manipulation, a-t-il poursuivi.

« Il y aura également un mécanisme de comptage, de tri et de vérification des bulletins par des moyens électroniques, qui nous permettra d'obtenir des résultats plus précis et de prévenir la fraude », a-t-il ajouté.

Près de 245 000 employés ont été formés par la commission à l'organisation et à la gestion du scrutin anticipé et public, a expliqué al-Rudeini.

Ces élections législatives sont les quatrièmes depuis 2003, et les premières depuis la victoire sur l'EIIS.

Plus de 7 000 candidats de 320 listes, entités politiques et alliances se présentent.

Un espoir de changement

À Mossoul, ancien bastion de l'EIIS ravagé par la guerre, repris en juillet après des mois de combats de rue, le policier Renan Khaled a expliqué souhaiter que la reconstruction soit une priorité.

« Je vote pour l'avenir de ma famille, et pour que les bonnes personnes occupent les bonnes fonctions », a expliqué Khaled, 25 ans, portant l'uniforme bleu de la police.

Dans une école du centre de Bagdad transformée pour l'occasion en bureau de vote, des membres de la police et de la garde présidentielle attendaient pour faire leur choix.

La sécurité était stricte après les menaces de l'EIIS, et les électeurs étaient fouillés plusieurs fois à leur arrivée pour mettre leur bulletin dans l'urne.

Ahmed Qassem, membre des forces spéciales de la police, a expliqué à l'AFP qu'il avait voté pour le candidat qui « aidera les pauvres et luttera contre la corruption ».

« Le plus important est que le peuple puisse choisir ses représentants et qui deviendra Premier ministre », a ajouté cet homme de 38 ans.

Dans la ville de Basra, au sud du pays, des policiers et des soldats sortaient des bureaux de vote, leurs doigts marqués à l'encre indélébile, preuve qu'ils avaient voté.

Hassan Mohammed, un policier de la circulation, a déclaré souhaiter du « changement » et espérer « un nouveau gouvernement qui nous garantira un avenir meilleur ».

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