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Droits de l'Homme

Déplacements de civils dans la Ghouta avec l'avancée des forces gouvernementales

Waleed Abou al-Khair au Caire

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Les forces du régime syrien et de ses milices affiliées progressent dans l'enclave de la Ghouta orientale proche de Damas tenue par l'opposition. [Photo fournie par Mohammed al-Beik]

Un grand nombre d'habitants de la Ghouta orientale ont été déplacés par la progression des forces du régime syrien et de ses milices affiliées, ont expliqué des activistes locaux à Diyaruna, et contraints de se reloger malgré les bombardements et les frappes aériennes incessants.

Samedi 3 mars dans la soirée et dimanche 4 mars à l'aube, les forces du régime ont progressé sur plusieurs fronts dans cette enclave de l'opposition proche de Damas, a expliqué le Dr Anas Abou Yasser, travailleur médical dans la Ghouta orientale.

Cette progression a semé la panique parmi les civils de ces zones et d'autres zones environnantes, a-t-il indiqué à Diyaruna, les incitant à fuir vers l'intérieur de cette zone assiégée, par peur d'être arrêtés ou blessés par les forces du régime et de ses alliés.

Lundi, celles-ci ont pénétré plus avant dans la Ghouta orientale, et ont maintenant repris un tiers de l'enclave, a fait savoir l'AFP.

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Un enfant court dans les décombres d'un bâtiment entièrement détruit par les bombardements et les frappes aériennes dans la Ghouta orientale. [Photo fournie par le centre de presse de la Ghouta]

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Des civils examinent les dommages causés par les bombardements dans la Ghouta orientale. [Photo fournie par le centre de presse de la Ghouta]

« Les forces du régime contrôlent maintenant 33 %, ou un tiers, de la Ghouta orientale assiégée », a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

« Les forces du régime progressent rapidement, parce que les opérations sont jusqu'à présent conduites pour l'essentiel dans un terrain agricole », a indiqué Rami Abdel Rahman, directeur de l'observatoire.

Lundi, elles se trouvaient à deux kilomètres au sud-est de Douma.

Grands déplacements

Dimanche soir, a expliqué Abou Yasser à Diyaruna, les villes et les villages tombés entre les mains du régime étaient Hosh al-Salihiya, Hosh al-Zawahira, Shaifuniyeh, Tal Farzat, al-Zuraiqiya, al-Nashabiya, Hazrama, Autaya, al-Ab (Ab Duma) et al-Rayhan.

De grands déplacements de population ont été constatés dans toutes ces zones, a-t-il expliqué, ainsi que dans la ville de Mesraba et dans la localité voisine de Beit Sawa.

La situation humanitaire de ces civils est extrêmement difficile, a indiqué Abou Yasser, soulignant que la pression s'était accentuée sur les zones où les gens avaient fui.

Lundi, le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a ordonné une enquête urgente sur la situation dans la Ghouta orientale, et demandé un accès humanitaire immédiat à cette zone, a fait savoir l'AFP.

Le conseil a voté en faveur d'une résolution appelant les enquêteurs des droits de l'homme à « mener de toute urgence une enquête poussée et indépendante sur les récents événements survenus dans la Ghouta orientale ».

Avec 29 votes pour, quatorze abstentions et quatre voix contre, l'instance suprême des Nations unies pour les droits de l'homme a également demandé que soit garanti un accès humanitaire immédiat à cette zone.

Arrivée du convoi humanitaire

Lundi, des dizaines de camions d'aide d'urgence ont pu entrer dans la Ghouta orientale, la première livraison d'aide humanitaire depuis le début de cette offensive dévastatrice, ont indiqué les Nations unies.

Un porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies en Syrie a précisé que 46 camions étaient entrés dans l'enclave et étaient arrivés à Douma.

« Avec la poursuite du siège, le manque de fournitures médicales et alimentaires, et les bombardements et les frappes aériennes incessants, la situation à l'intérieur de l'enclave est désespérée », a poursuivi Abou Yasser.

Il a indiqué que les combats ne s'étaient pas arrêtés avant dimanche dans la soirée, même dans les districts où avaient pénétré les forces du régime, des embuscades et des contre-attaques contraignant les forces à se retirer dans certaines zones pour réduire leurs pertes.

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