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Santé

La plupart des installations médicales de la Ghouta orientale ne fonctionnent plus

Par Waleed Abou al-Khair au Caire

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Les docteurs et les paramédicaux de la Ghouta de l'est ont organisé une manifestation pour protester contre les frappes visant les centres médicaux dans cette enclave de l'opposition située non loin de Damas. [Photo fournie par le centre de presse de la Ghouta]

La plupart des centres médicaux de la Ghouta de l'est, située non loin de Damas, ont été fermés par suite des bombardements continus du régime syrien, qui ont à ce jour fait plus de 420 morts, expliquent des activistes et des médecins.

Les hôpitaux et les cliniques de cette enclave de l'opposition assiégée ont été visés directement par les tirs d'artillerie et les frappes aériennes du régime, qui pilonnent la région depuis des jours, ont-ils fait savoir.

Ce vendredi 23 février, le bilan du nombre de morts est de 426 depuis le début des bombardements, le 18 février, et plus de deux mille personnes ont été blessées, a indiqué l'AFP.

« Ce bilan devrait encore s'alourdir, de nombreux blessés sont dans un état critique et il y a encore de nombreuses victimes prises sous les décombres », a expliqué le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme, Rami Abdel Rahman.

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La ville de Saqba dans l'enclave de l'opposition de la Ghouta orientale a été massivement endommagée par les frappes aériennes et les bombardements du régime syrien. [Photo fournie par le centre de presse de la Ghouta]

La situation est devenue intenable pour les médecins qui travaillent dans la région, en raison du ciblage répété des centres médicaux, notamment des hôpitaux, des cliniques et des hôpitaux de campagne, a expliqué le Dr Hanan Ibrahim, médecin dans la Ghouta orientale.

« La situation aura des répercussions très sérieuses, du fait du grand nombre de pertes dues à l'offensive militaire brutale lancée contre la Ghouta orientale, qui se poursuit de façon ininterrompue depuis une semaine, a-t-elle expliqué à Diyaruna.

« Le nombre de femmes et d'enfants parmi les victimes de ces bombardements est très élevé », a-t-elle ajouté, précisant que plus de cinquante enfants et de cent femmes avaient été tués.

Les bâtiments d'habitation et les abris utilisés par les civils ont été visés, a-t-elle poursuivi, et des missiles sont utilisés pour pénétrer les étages inférieurs et atteindre les abris, ce qui explique la mort de familles entières.

Les hôpitaux ne fonctionnent plus

Plus de vingt-deux hôpitaux sont désormais totalement inutilisables, a précisé Ibrahim, et parmi eux ceux qui assuraient la plus forte distribution de services médiaux et chirurgicaux.

Ce sont notamment l'hôpital chirurgical de Saqba, l'hôpital d'Erbin, celui de Jobar, de Hazzeh, l'hôpital pour tuberculeux de Kafr Batna, l'hôpital al-Marj de la ville d'al-Shafouniya et l'hôpital al-Quds à Hamouriya, a-t-elle précisé.

Ne fonctionnent également plus le centre médical de la ville de Jisreen, a-t-elle poursuivi, ainsi que le centre médical de la ville de Madyara, et le centre médical de Mesraba, l'hôpital et le complexe clinique al-Yaman à Douma.

Docteurs et auxiliaires de soins opèrent dans des caves et des abris, a-t-elle poursuivi, et se déplacent « fréquemment et en secret » pour éviter que les lieux de travail ne soient pris pour cibles.

« Il est manifeste que les centres médicaux sont délibérément pris pour cible, afin d'augmenter le nombre de victimes et de renforcer la pression sur les civils », a-t-elle conclu.

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