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L'hôpital de Diyala rouvre après des réparations post-EIIS

Par Khalid al-Taie

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Une équipe médicale traite une patiente à l'Hôpital général de Jalawla dans la province de Diyala, dans le nord-est du pays, qui a officiellement rouvert ses portes le 10 janvier. [Photo extraite de la page Facebook de l'Hôpital général de Jalawla]

L'Hôpital général de Jalawla dans la province de Diyala, dans le nord-est du pays, a officiellement été remis en service le 10 janvier, a annoncé le ministère irakien de la Santé.

Cet hôpital, l'un des plus grands de la province, avait été lourdement endommagé par « l'État islamique » (EIIS) lorsque ce dernier avait pris le contrôle de Diyala il y a quatre ans, a expliqué le directeur des communications de la Direction de la santé de Diyala, Faris al-Azzawi.

Les travaux de réhabilitation avaient commencé il y a un an, après que l'EIIS a été chassé, a-t-il précisé à Diyaruna.

« En raison du niveau très important des destructions occasionnées à la section principale de l'hôpital et de ses ailes, seule une partie limitée des services était proposée aux patients », a-t-il poursuivi.

L'ensemble de l'hôpital a aujourd'hui été restauré et dispose d'un équipement moderne pour mener des examens médicaux de routine et des opérations chirurgicales.

« Aujourd'hui, l'hôpital fonctionne à pleine capacité et offre des services médicaux aux quelque 100 000 habitants de la ville de Jalawla et du bassin de Hamreen », a-t-il ajouté.

Cet établissement de 50 lits offre également des soins pour un large éventail d'urgences et de soins médicaux lourds, ainsi que des procédures médicales complexes, a souligné al-Azzawi.

Réouverture des établissements de santé

« Avec la réhabilitation de ce bâtiment hospitalier, il ne reste que l'hôpital général de la ville voisine d'al-Saadiya, qui a aussi été saccagé par les militants de l'EIIS dans la province de Diyala », a ajouté al-Azzawi.

Les travaux réalisés dans l'hôpital de 30 lits d'al-Saadiya sont presque terminés, a-t-il indiqué.

Pendant que l'hôpital de Jalawla était hors service, la Direction de la santé de Diyala avait ouvert un centre de santé à al-Adhim, dans le bassin de Hamrine, a poursuivi al-Azzawi.

L'ensemble des hôpitaux et des centres médicaux réhabilités sont maintenant entièrement dotés en personnel, a-t-il indiqué.

La réhabilitation de l'hôpital de Jalawla a concerné plusieurs services et plusieurs bâtiments, a expliqué Omar al-Karawi, représentant du bassin de Hamrine au conseil provincial de Diyala.

« Elle a porté sur des salles d'opération, des unités d'urgence, des services de maternité, des unités de soins intensifs, des services d'examen et de radiographie, ainsi que la clinique centrale », a-t-il précisé pour Diyaruna.

La plupart des bâtiments avaient été réduits à l'état de ruines, a-t-il expliqué, ajoutant que le matériel et les équipements médicaux avaient été vandalisés par les éléments de l'EIIS.

La Direction de la santé de Diyala a fourni de nombreux équipements médicaux à l'hôpital, notamment des appareils d'IRM, des scanners et des machines à rayons X, a-t-il précisé, en plus de médicaments, de vaccins et de matériels de premier secours.

Servir la population locale

L'hôpital a été réhabilité grâce au soutien direct du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), de la Banque mondiale et d'autres organisations internationales, tandis que Médecins sans frontières (MSF) a assuré des sessions de formation pour le personnel médical.

La réouverture de l'hôpital de Jalawla aidera les familles « qui devaient auparavant parcourir de longues distances pour se rendre aux hôpitaux de Baqubah et d'al-Muqdadiya », a expliqué à Diyaruna Khodr Muslim, membre du conseil provincial de Diyala.

La reconstruction de l'hôpital s'inscrit dans le cadre de la campagne de stabilité supervisée par le gouvernement local de Diyala, a-t-il indiqué, qui vise à reconstruire les régions affectées par l'EIIS.

L'hôpital a recommencé à accueillir quotidiennement des patients.

« Nous sommes maintenant soulagés », a expliqué Mayada Ali, une habitante de Jalawla âgée de 50 ans, venue avec son mari pour recevoir des soins pour des douleurs articulaires. « Je ne peux imaginer quelle serait la situation si l'hôpital n'avait pas été réhabilité. »

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