Sécurité

Des combattants tribaux irakiens attaquent des poches de Daech dans le désert d'al-Baghdadi

Par Khalid al-Taie

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Des combattants tribaux irakiens aident à faire régner la sécurité dans l'ouest de l'Anbar. [Photo tirée de la page Facebook de la Brigade de l'Euphrate supérieur]

Lundi 27 novembre, des forces tribales irakiennes ont lancé une opération pour débarrasser le désert occidental de l'Anbar des poches de « l'État islamique » (Daech).

Une force composée principalement de membres de la tribu Albou Obeid a lancé une opération pour traquer les activistes de Daech dans le désert au sud de l'Euphrate, du côté du district d'al-Baghdadi, a rapporté Cheikh Qatari al-Samarmad, commandant de la mobilisation tribale d'al-Baghdadi.

La force tribale est composée de centaines de combattants équipés d'armes légères et moyennes, a-t-il déclaré à Diyaruna.

Ils ont jusqu'ici réussi à progresser sur 86 km dans le désert et ont fouillé plusieurs villages éparpillés dans la zone, a-t-il indiqué, ajoutant qu'ils avaient découvert une grande cache d'armes.

Ils ont également désamorcé plusieurs engins explosifs improvisés (EEI) posés dans plusieurs zones, a-t-il ajouté.

Cette opération, menée sous la supervision du commandement des opérations de Jazeera, se poursuivra jusqu'à ce que le désert soit totalement débarrassé des éléments de Daech, a poursuivi al-Samarmad.

Pendant ce temps, des troupes irakiennes appuyées par des combattants tribaux sont sur le point de terminer l'opération lancée la semaine dernière pour traquer les éléments de Daech qui avaient fui vers Raoua et la région du Haut-Euphrate.

Rôle capital

« Le commandement des opérations de Jazeera a affecté quatre bataillons de membres de tribus pour participer à la sécurisation du désert de l'ouest de l'Anbar », a fait savoir al-Samarmad.

Ces bataillons sont composés de 2 000 combattants représentant plusieurs tribus, notamment Albou Obeid, Albou Mahal, al-Jaghayfa, Albou Nimr et al-Karabila.

« Les combattants suivent un entraînement constant au camp Aïn al-Assad d'al-Baghdadi », a-t-il rapporté.

Cela aide à l'amélioration de leur préparation au combat et les prépare à participer à la traque des éléments de Daech et à tenir les territoires repris, a-t-il précisé.

La participation des membres des tribus dans la poursuite des éléments de Daech qui se cachent dans le désert est capitale, a-t-il affirmé.

« Ces combattants ne sont pas seulement bons pour se battre, mais ils connaissent aussi les zones et les routes du désert, ainsi que la population », a-t-il ajouté.

Al-Samarmad a appelé le gouvernement irakien à augmenter le nombre de combattants tribaux dans l'ouest de l'Anbar.

Les districts occidentaux de l'Anbar incluent de vastes étendues et un grand désert, a-t-il rapporté, ajoutant que plusieurs bataillons de combattants locaux ne suffiront pas pour sécuriser la zone.

Des centaines de membres de tribus connues sous le nom des tribus de l'ouest se sont portés volontaires pour combattre Daech et protéger leurs villes, sans rien recevoir en retour, a-t-il déclaré.

Parmi eux, un grand groupe d'à peu près deux bataillons se charge actuellement de sécuriser les régions de Barwana, al-Zawiya, al-Sakra et al-Maadid.

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