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Terrorisme

Les talibans visent des civils dans des mosquées, Daech est « inhumain »

Par Soulaiman

L'odeur de la mort s'insinue dans la mosquée Imam Zaman de Kaboul, le 21 octobre, après que des dizaines de fidèles chiites ont été massacrés par un kamikaze lors des prières du soir. [Wakil Kohsar/AFP]

KABOUL – Des centaines de civils ont été tués ou blessés lors d'attaques revendiquées par les talibans et « l'État islamique » (Daech) en quatre jours en octobre.

Ces attaques, en particulier celles visant des gens priant à la mosquée, ont suscité une colère et une condamnation généralisées parmi les responsables religieux, les organisations des droits de l'homme et le peuple afghan.

Daech a revendiqué un attentat suicide dans la mosquée Imam Zaman de Kaboul qui a tué vendredi 20 octobre 56 fidèles chiites et en a blessé des dizaines d'autres lors des prières du soir. Des femmes et des enfants se trouvaient parmi les victimes.

Le même jour, un autre attentat terroriste a frappé une mosquée sunnite dans le district de Dolaina de la province de Ghor, tuant au moins dix Afghans.

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Un Afghan âgé en pleurs à la mosquée Imam Zaman de Kaboul le 23 octobre, après un attentat suicide lors des prières du vendredi 20 octobre, qui a tué des dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants. Daech a revendiqué cet attentat, un parmi plusieurs autres en quatre jours, qui ont tué ou blessé des centaines d'Afghans. [Shah Marai/AFP]

Quelques jours plus tôt, le 17 octobre, les talibans avaient attaqué un siège de la police dans la province de Paktia, tuant au moins 41 Afghans – 21 policiers et 20 civils. Le même jour, une autre attaque des talibans près d'un quartier général de la police dans la province de Ghazni avait tué 25 membres des forces de sécurité et cinq civils.

Inquiétudes quant à la multiplication des pertes civiles

« Nous condamnons avec la plus grande fermeté l'attaque des talibans dans la province de Paktia et l'attentat suicide contre la mosquée Imam Zaman de Kaboul, ainsi que l'attaque contre la mosquée du district de Dolaina dans la province de Ghor », a déclaré Bilal Sediqi, porte-parole de la Commission indépendante des droits de l'homme en Afghanistan.

« Nous sommes très inquiets de l'augmentation du nombre de pertes civiles causées par [l'insurrection] », a-t-il déclaré au Salaam Times.

« Prendre pour cibles des mosquées et des civils est un acte inhumain et illégal qui enfreint les principes de l'islam et la législation internationale sur les droits de l'homme », a-t-il ajouté. « Ces actions sont considérées comme de graves violations des droits de l'homme, des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre. »

« Nous demandons au gouvernement de poursuivre ceux qui tuent des civils », a déclaré Sediqi.

« Ces attaques brutales et insensées contre des personnes en prière sont des atrocités », a déclaré Tadamichi Yamamoto, chef de la Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan, dans un communiqué publié le 21 octobre.

Au cours des neuf premiers mois de 2017, les attaques contre des musulmans chiites alors qu'ils fréquentaient une mosquée ou des cérémonies religieuses ont fait 278 victimes – 84 morts et 194 blessés, selon ce communiqué.

« Les responsables de ces attaques doivent être traduits en justice », a estimé Yamamoto.

Tuerie délibérée de civils

À la mosquée Imam Zaman, l'attaquant avait délibérément visé des civils, selon des témoins oculaires.

« Je faisais mes ablutions dans la cour de la mosquée lorsqu'un kamikaze s'est fait exploser au milieu des fidèles », a raconté Ali, un habitant du quartier et témoin oculaire de l'attaque.

« Avant de se faire exploser, ce kamikaze a jeté deux grenades parmi les femmes qui priaient de l'autre côté de la mosquée », a-t-il indiqué au Salaam Times. « C'est pour cela que plusieurs femmes et enfants se trouvaient parmi les morts et les blessés. »

Les victimes civiles de l'attaque des talibans contre le siège de la police de Paktia faisaient la queue pour recevoir leurs cartes nationales d'identité ou leurs passeports, selon Nawab Mangal, député représentant Paktia au parlement.

« Parmi les victimes se trouvait un jeune homme qui souhaitait obtenir le passeport de sa mère afin de pouvoir l'envoyer faire le hadj », a-t-il expliqué au Salaam Times.

« Mon frère était allé chercher les cartes d'identité de ses deux fils afin de pouvoir les inscrire à l'école l'année prochaine, mais il est mort dans l'explosion », a expliqué au Salaam Times Mouhibboullah, un habitant de province de Paktia. « Mon frère laisse deux petites filles et deux fils âgés de 8 et 10 ans. »

« Les groupes terroristes ne sont plus en mesure d'affronter directement les forces de sécurité », a déclaré au Salaam Times Najib Danish, porte-parole du ministère de l'Intérieur. « Ils ont donc recours à des attentats suicides et à des attaques contre des civils pour compenser leurs graves défaites sur le terrain. »

Ennemis de l'islam

« Certains pays étrangers, en partenariat avec des groupes terroristes, tentent de créer des divisions entre groupes ethniques et sectaires en Afghanistan, mais ils ne réussiront jamais dans leurs ambitions non islamiques », a expliqué le vice-ministre pour le Hadj et les Affaires religieuses Abdoulhaq Abid au Salaam Times.

« S'en prendre à des mosquées et à des lieux religieux et assassiner des fidèles sont des actes non islamiques, inhumains et non religieux que rien ne saurait justifier », a affirmé au Salaam Times Qayamuddin Kashaf, président du Conseil national des oulémas. « Viser les lieux de prières et les fidèles n'a de place dans aucune religion ou branche religieuse. »

« Les principales victimes des groupes terroristes ont toujours été des Afghans innocents », a expliqué au Salaam Times Sayyed Jawad, un habitant de Kaboul de 33 ans. « Les talibans et Daech n'ont aucune réelle croyance en l'islam ou en l'humanité. Le meurtre de civils et d'innocents est opposé à tous les principes islamiques et aux valeurs humaines. »

« Les mosquées sont la maison de Dieu et des lieux de prière », a déclaré Mawlawi Mohammad Saber, imam de la mosquée Chahar Yar Muqim dans la province de Ghor, au Salaam Times. « En prenant pour cible ces lieux sacrés, les talibans et Daech prouvent qu'ils ne croient ni en l'islam, ni au Coran ni aux mosquées. »

« Ils sont les ennemis de l'islam et de l'Afghanistan », a-t-il conclu.

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C'est étrange que la croyance de Jéhovah le malhonnête soit absente de la scène des massacres et commotions qu'ils commettent contre le peuple innocent. Les textes de leur croyance que Saul qui a inventé leur maître Jéhovah a ramené, disent que vous devez tuer tous les hommes et les femmes, tous les vieillards et les hommes, et brûlez les moutons et les vaches. C'est leur conviction qu'ils utilisent comme une culture et un comportement contre ceux qu'ils prétendent être des esclaves d'après leur terme Talmudique. Ainsi, ils se moquent d'eux, et violent leurs valeurs sacrées, commettant des massacres et atrocités contre le peuple. La position des irakiens contre eux était de les dissuader et de les asservir. De puis le VIe siècle A.C. et jusqu'à maintenant, ils complotent contre les petits-fils des Assyriens, les Babyloniens, les Cananéens, inventant des guerres, commettant des massacres, diffusant la corruption et les épidémies, les famines, commettant tous les autres types d'acte prohibés, y compris la falsification de l'histoire, la mésinterprétation des faits, l'achat de consciences, et l'affaiblissant de l'adhésion aux idéaux établies par les religions divines quels que soient les prophètes (Que la paix soit sur eux tous). Ils exploitent la pauvreté et le commerce du sexe et détruisent les valeurs comme moyens pour réaliser leurs buts ignobles au détriment des peuples et nations civilisés avec l'infériorité qu'ils ressentent, l'inceste qu'ils commettent et la distorsion d

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