Droits de l'Homme

Un rapport de l'ONU incrimine le régime syrien pour une attaque au gaz

AFP

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Des Syriens se rassemblent le 12 juillet et portent des photos de victimes lors d'une journée du souvenir à Khan Sheikhoun, une ville détenue par l'opposition dans la province d'Idlib, 100 jours après qu'une attaque au gaz a tué plus de 80 personnes. [Omar Haj Kadour/AFP]

Jeudi 26 octobre, des enquêteurs des Nations unies ont accusé le régime syrien d'avoir mené une attaque au gaz sarin dans la ville de Khan Sheikhoun dans le nord-ouest de la Syrie, qui a tué plus de 80 personnes plus tôt dans l'année.

Cette attaque du 4 avril, au cours de laquelle des projectiles de gaz sarin ont été tirés contre cette ville de la province d'Idlib aux mains de l'opposition, avait tué 83 personnes selon les Nations unies.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme a quant à lui établi un bilan de 87 personnes, dont plus de 30 enfants.

Des photos de personnes mortes et mourantes, parmi lesquelles de jeunes enfants, ont suscité une réprobation mondiale et déclenché une frappe américaine de représailles contre une base aérienne syrienne.

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Un Syrien prie le 12 juillet dans un cimetière de Khan Sheikhoun 100 jours après une attaque meurtrière au gaz qu'une commission des Nations unies a imputée au régime syrien. [Omar Haj Kadour/AFP]

Selon ce rapport, « la commission est sûre que la République arabe syrienne est responsable de la libération de gaz sarin à Khan Sheikhoun le 4 avril 2017 ».

Appel en faveur de sanctions

Vendredi, Human Rights Watch (HRW) a appelé la communauté internationale à imposer des sanctions au régime syrien.

Le Conseil de sécurité des Nations unies « devrait agir rapidement pour assurer une prise de responsabilité en imposant des sanctions aux personnes et aux entités coupables des attaques chimiques en Syrie », a déclaré dans un communiqué cette association pour le respect des droits de l'homme.

Le rapport de cette commission « devrait mettre un terme aux tromperies et aux fausses théories répandues par le gouvernement syrien», a déclaré Ole Solvang, vice-directeur des situations d'urgence de HRW.

« L'utilisation répétée d'armes chimiques par la Syrie constitue une menace sérieuse envers l'interdiction de l'utilisation des armes chimiques », a-t-il poursuivi.

« Tous les pays ont intérêt à envoyer un signal fort indiquant que de telles atrocités ne seront pas tolérées. »

Les experts onusiens ont également accusé le régime syrien d'avoir lancé des attaques au chlore dans le nord du pays en 2014 et 2015.

Vendredi, la Russie a critiqué ce rapport des Nations unies, le vice-ministre des Affaires étrangères Sergei Ryabkov affirmant qu'il contenait des incohérences et des faits non vérifiés.

La Russie et le régime syrien avaient préalablement suggéré qu'il pouvait s'agir de l'explosion au sol d'une arme de l'opposition à Khan Sheikhoun.

Ryabkov a déclaré que d'autres nations tentaient de mettre à profit ce rapport pour « résoudre leurs propres problèmes géopolitiques et stratégiques en Syrie », ajoutant que la Russie en analysera les résultats et publiera prochainement sa réponse.

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