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De nouvelles preuves que l'Iran envoie des combattants en Syrie

Par Waleed Abou al-Khair au Caire

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Des combattants appartenant à la brigade Fatemiyoun, soutenue par le CGRI, sont vus ici se rendant à Damas à bord d'un appareil d'Iran Air pour aller prendre part aux combats. [Photo fournie par Sheyar Turko, par le biais de comptes de réseaux sociaux afghans]

De nouvelles preuves révèlent que le Corps des Gardiens de la révolution islamique iranienne (CGRI) a utilisé des vols civils pour transporter ses combattants et ceux des milices affiliées à Damas, a expliqué à Diyaruna un spécialiste des questions iraniennes.

Cela constitue une violation flagrante de ce qui est prévu par les différentes résolutions sur le transfert des armes et des combattants émises par les Nations unies et par le Trésor américain, a expliqué Sheyar Turko, qui étudie le financement et les méthodes de prolifération du CGRI.

Des photos de milices affiliées au CGRI transportées à bord d'un appareil d'Iran Air ont été publiées dans la presse régionale et internationale, sur des sites internet et des comptes de réseaux sociaux, avec le logo de la compagnie aérienne clairement visible.

Ces photos, dont certaines ont été prises en 2016 et d'autres mi-2017, confirment que des combattants de la brigade Fatemiyoun afghane ont été transportés à bord d'appareils civils iraniens, a-t-il indiqué.

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Des combattants afghans se déplacent à bord d'un bus depuis l'aéroport de Damas après leur arrivée en Syrie. [Photo fournie par Sheyar Turko, par le biais de comptes de réseaux sociaux afghans]

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Des combattants de la brigade afghane Fatemiyoun posent avec leurs armes après leur arrivée en Syrie à bord d'un avion civil iranien. [Photo fournie par Sheyar Turko, par le biais de comptes de réseaux sociaux afghans]

« Elles témoignent clairement des actions provocatrices de l'Iran », a-t-il expliqué, « car elles montrent que des appareils civils iraniens ont transporté des combattants affiliés au CGRI depuis des aéroports en Iran vers des aéroports en Syrie pour y participer à la guerre en cours ».

Cela constitue une violation évidente des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies 1747 (2007), 1929 (2010) et 2105 (2013), a-t-il poursuivi.

La résolution 1747 des Nations unies stipule que « l’Iran ne doit fournir, vendre ou transférer, directement ou indirectement, à partir de son territoire ou par l’intermédiaire de ses nationaux ou au moyen de navires ou d’aéronefs battant son pavillon, aucune arme ni aucun matériel connexe ».

Ces actions contreviennent également aux désignations émises en 2012 par le Trésor américain en vertu des décrets exécutifs 13572 et 13224 relatifs au transfert d'équipements militaires, d'armes et de combattants à bord d'appareils civils à destination de la Syrie, a ajouté Turko.

À la lumière de cela, les Nations unies et les États-Unis devraient publier de nouvelles sanctions, a-t-il estimé, « car la situation constitue un nouveau délit et contribue au prolongement de la guerre en Syrie et au renforcement de la présence de groupes désignés comme terroristes en Syrie ».

En autorisant la diffusion de ces photos, a expliqué Turko, il est évident que le CGRI souhaite défier la communauté internationale, car il aurait pu bloquer leur publication ou empêcher qu'elles soient prises.

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Cette information soulage les gens honnêtes lorsque les honnêtes qui se précipitent à leur aide. Cependant, il n'y a pas d'information sur le recrutement et transfert de mercenaires à travers le monde pour rejoindre l'EIIS et autres groupes armés. Ces groupes armés ont été exposés à être affiliés au Mossad et l'expansion américaine avec l'argent de l'Arabie Saoudite et les porcs du Golfe qui ont causé la destruction au pays, commis des meurtres, entraîné l'enlèvement de femmes libres envoyées pour être vendues au marché des esclaves à travers le monde, ou profitent d'elles comme esclaves de guerre en vertu de fatwas Wahhabis.

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