Sécurité

La Banque centrale irakienne met en place une commission antiterroriste

Par Khalid al-Taie

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Un employé de banque examine les papiers d'identité d'un client dans une banque en Irak. La Banque centrale d'Irak a mis en place cette semaine une commission chargée de lutter contre le financement du terrorisme. [Photo extraite de la page Facebook du Centre économique irakien]

La Banque centrale irakienne a annoncé mardi 8 août qu'elle avait instauré une commission spéciale en coopération avec plusieurs agences gouvernementales pour lutter contre le financement du terrorisme.

« Nous avons créé une commission dirigée par la BCI et composée de représentants des ministères et des agences économiques et de sécurité, qui sera chargée de lutter efficacement contre le financement des groupes terroristes », a déclaré Aysar Jabbar, porte-parole de la Banque centrale.

Cette commission recevra des rapports sur les personnes et les organisations impliquées dans le soutien au terrorisme, préparés par le Bureau de lutte contre le blanchiment d'argent de la banque, les agences de sécurité et de renseignements, et les citoyens, a-t-il expliqué à Diyaruna.

Après vérification, ces rapports seront traités comme « crime de terrorisme », et la commission prendra toutes les mesures nécessaires à l'encontre de la partie incriminée, a-t-il poursuivi.

Parmi celles-ci, le gel de ses avoirs et la confiscation de ses biens, a-t-il ajouté.

Cette commission a été mise en place pour renforcer les efforts de la banque et des autres institutions visant à tarir les sources du terrorisme et à maintenir la sécurité après les victoires obtenues par les forces irakiennes contre « l'État islamique » (Daech), a encore indiqué Jabbar.

Par le biais de son Bureau de lutte contre le blanchiment d'argent, la Banque centrale a permis de geler les avoirs de plusieurs individus et de sociétés de transfert d'argent reconnus coupables de financer le terrorisme.

« Par le biais de cette nouvelle commission, la banque souhaite travailler en coordination avec d'autres institutions d'État pour traquer et bloquer les sources de financement des activistes », a encore précisé Jabbar.

La banque travaille également à raviver l'économie dans les régions libérées de Daech, en aidant les économies locales par des prêts et des avances, afin de permettre aux habitants de ces régions de reprendre une vie normale et de reconstruire leur région, a-t-il expliqué.

Jabbar a souligné « le rôle important » de la Banque centrale dans le maintien d'un taux de change stable et la lutte contre une dévaluation du dinar irakien face aux autres devises, conséquence des crises économiques et sécuritaires que traverse le pays.

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