Sécurité

Les civils se dirigent vers les forces irakiennes dans une nouvelle attaque de Mossoul

Par AFP

Les civils qui tentent de fuir l'ouest de Mossoul, dont quelques-uns portent des drapeaux blancs, se rapprochent du village récemment libéré d'Albou Seif, où les forces irakiennes les attendaient. [Ahmed Moussa et Rania Sanjar/AFP]

Sur les bords du village d'Albou Seif, repris lundi dernier 20 février des jougs de 'l'Etat Islamique en Irak et au Levant' (EIIL) par les forces irakiennes qui avancent sur l'ouest de Mossoul, un policier fédéral faisait des signes aux civils en fuite.

Le petit groupe de villageois, dont quelques-uns portaient des drapeaux blancs, marchaient au long d'un chemin de terre dans la vallée en dessous, à quelques mètres de la rive ouest du fleuve du Tigre.

Ils étaient les premiers civils à s'approcher d'Albou Seif depuis qu'il a été récupéré et les forces de sécurité hésitaient entre la bienvenue et la suspicion alors que le groupe s'approchait.

Au dessus des têtes un drone appartenant aux forces d'Intervention rapides Irakiennes se faisait entendre alors qu'il survolait les villageois d'un bord à l'autre, pour s'assurer qu'ils n'ont pas d'armes ou d'explosifs.

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Les familles irakiennes ayant fui la première ligne se rassemblent au village d'Albou Seif, au sud de Mossoul, durant une offensive par les forces irakiennes pour reprendre la partie ouest de la ville des mains de 'l'Etat Islamique en Irak et au Levant' le 21 février . [Ahmad al-Rubaye/AFP]

Alors qu'un poignée d'hommes et de jeunes enfants arrivaient, la police les a ordonné de s'arrêter et de monter leurs chemises afin de s'assurer qu'ils ne portaient pas de ceintures explosives.

Puis deux officiers ont grimpé sur un mur de défense et les ont fouillés par mains, puis examiné leurs cartes d'identité avant de leur souhaiter la bienvenue dans le village.

"Nous étions coincés à la maison pendant les deux dernièrs jours, on ne pouvait même pas sortir à cause des bombardements," a déclaré Ibrahim Ahmed, 45 ans.

Il a annoncé que les membres irakiens de l'EIIL ont déjà fui son village de Khraybeh quand l'offensive à commencé dimanche, mais les combattants étrangers sont restés jusqu'à lundi soir.

"La nuit dernière il sont entrés par la force dans notre maison pour se cacher des aéronefs... Ils ont forcé leur chemin à mains armées", a-t-il annoncé à l'AFP.

Son petit village occupe une partie de quelques kilomètres qui séparent maintenant les forces irakiennes de leurs prochaines cibles dans la bataille pour Mossoul, y compris l'aéroport de Mossoul.

Après une bataille de quatre mois pour récupérer l'est de Mossoul, le gouvernement irakien a annoncé la deuxième phase de la battaile pour la ville le dimanche.

Jusqu'à présent un mélange de l'armée irakienne et des unités de police avancent du sud, se déplaçant rapidement à travers les campagnes environnantes relativement inhabitées.

Déplacés mais soulagés

A Albou Seif mardi, l'ambiance était très joviale et détendue, malgré les tirs occasionnels de mortier et les trous de shrapnel dans les murs de leurs maisons maintenant réquisitionnées par les forces irakiennes.

Les avions militaires survolées le ciel bleu de la région, et la colonne de fumée pouvait être vue de Mossoul à distance.

Les unités sont de garde pour la possibilité d'une contre-attaque de l'EIIL ou une tentative des extrémistes d'infiltrer en se cachant parmi les civils qui fuient.

Le premier lieutenant Ahmed Najah de l'Unité Elite d'Intervention rapide utilisait le petit drone blanc qui survolait les civils qui arrivent pour chercher toute chose suspect.

"Les civils que vous avez vu maintenant sont les premières personnes déplacées qui sont venues vers nous", a-t-il dit

"Nous avons surveillé avec le drone pour découvrir les mouvements de l’ennemi ... (et) nous avons aussi vu le mouvements des déplacés vers nous", a-t-il dit à l'AFP.

"Nous pouvons aussi voir si les combattants de l'EIIL se cachent parmi eux ... J'essaye de baisser le drone, je le mets le plus proche possible d'eux, pour voir ce qu'ils portent".

Après vérification des arrivants et après leur avoir offerts des cigarettes et de l'eau, un soldat a accepté de laisser un villageois utiliser son téléphone pour appeler ses proches et leur dire de quitter.

L'homme criait avec soulagement au téléphone lorsqu'il a parlé avec sa famille.

"Nous sommes là, nous sommes avec l'armée, et il ont dit venez", a-t-il déclaré

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