Sécurité

Les victoires de l'Irak reflètent l'entraînement et la détermination

Par Khalid al-Taie

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Un entraîneur de la coalition internationale enseigne aux soldats irakiens comment utiliser un lance-roquettes. [Photo fournie par le ministère irakien de la Défense]

Avec une seule balle, le soldat irakien Abbas Fadel a arrêté le progrès d'un kamikaze qui se dirigeait vers la base où il est déployé dans les faubourgs de la ville de Mossoul.

L'incident, en plus d'une série de victoires similaires dans la bataille contre « l'Etat islamique en Irak et au Levant » (EIIL), reflètent l'entraînement, la préparation et la détermination améliorés des forces irakiennes , ont annoncé les responsables à Diyaruna.

Depuis que l'EIIL a envahi Mossoul et des parties du nord de l'Irak en juin 2014, les forces irakiennes se préparaient pour la bataille pour reprendre ces zones, disent-ils, recevant l'entraînement et l'équipement avancés des forces de la coalition.

« Je me suis bien entraîné dans l'utilisation de mon lanceur anti-char et à viser la cible avec précision », a confié Fadel, qui a reçu l'entraînement des instructeurs de la coalition à la base de Basmaya, au sud de Bagdad.

« J'ai appris à utiliser tous les types d'armes automatiques portatives et comment tirer sur des cibles fixes et mobiles », a-t-il confié à Diyaruna.

L'entraînement au combat qu'il a reçu avec d'autres soldats leur a aidé à infliger « une perte après l'autre » à l'EIIL et à affaiblir ses rangs, dit-il.

Les combattants de l'EIIL « ne peuvent pas nous affronter face à face parce qu'ils connaissent nos capacités, ils essayent alors de nous attaquer avec des voitures piégées », dit-il. « Mais nous les guettons. »

Entraînement et équipement des soldats

Les membres de la coalition ont joué un rôle crucial dans l'entraînement et l'équipement des forces irakiennes, a déclaré le commandant des opérations de Ninive le lieutenant général Nejim Eddin Karim al-Jouboury.

« Ils nous ont fait profiter de leur expérience », a-t-il dit à Diyaruna. « Ils ont entraîné nos soldats à effectuer des missions spéciales de combat, et contribué à la formation d'un grand nombre d'entraîneurs dans les camps Basmaya et al-Taji. »

Au cours de leur entraînement, les soldats irakiens ont appris à utiliser des armes lourdes et moyennes, a-t-il dit. Ils ont également appris les techniques de combat dans des environnements complexes et comment pénétrer les défenses de l'ennemi, surveiller ses mouvements, l'engager et aborder avec précision les sources de tirs.

L'entraînement comprend également « des cours à démonter les mines, les premiers secours, et la mise en place de ponts pour faciliter le transit et le mouvement de véhicules militaires », a-t-il souligné, ainsi que la formation sur la protection des civils dans les zones de combat et libérer les otages et les populations assiégées.

La formation sur comment impliquer les civils avec professionnalisme, sur la base des principes des droits de l'homme, était un composant clé de l'entraînement, a souligné al-Jouboury.

« En ce qui concerne l'armement, les forces de la coalition nous ont fourni les armes, l'équipement, les véhicules blindés, les véhicules militaires, les détecteurs d'explosifs et les systèmes modernes de surveillance et de contrôle », poursuit-il.

Les efforts de la coalition ont produit « une magnifique école de combat, représentée par les forces du Services de lutte contre le terrorisme (SLCT) qui sont aujourd'hui l'objet de fierté de tous les irakiens », a affirmé Hachem al-Hachemi, un expert en groupes extrémistes.

« Les forces, qui comprennent 15 bataillons, ainsi que les forces d'intervention rapide et de la police spéciale, ont reçu un entraînement de haut niveau et l'armement sophistiqué et ont pu réaliser des victoires rapides et propres », a-t-il précisé à Diyaruna.

Elles ont également gagné la confiance des populations dans les zones libérées pour leurs sacrifices, héroïsme et conduite humanitaire, a ajouté al-Hachemi.

Soutien pour l'offensive de Mossoul

Les forces internationales fournissent la couverture aérienne pendant l'offensive de Mossoul, a dit al-Jouboury, en ciblant les rassemblements des combattants de l'EIIL et en répondant à leurs attaques.

« Ce soutien est reflété sur le terrain par les grandes victoires réalisées par nos troupes », poursuit-il, notant que les forces du SLCT à l'est de Mossoul ont réussi à expulser le groupe de plusieurs quartiers densément peuplées.

Le combat pour reprendre Mossoul est « difficile, mais nos troupes sont capables de réaliser la victoire », a annoncé le commandant adjoint du SLCT et commandant des opérations de Falloujah le lieutenant général Abdoul Wahab al-Saadi, qui a mené le combat pour libérer Falloujah.

« Nos combattants sont bien entraînés par les experts de la coalition internationale et ils ont acquis une grande expérience à travers les combats de libération qu'ils ont mené dans les villes de Falloujah, Ramadi, Tikrit, Baiji et al-Sharqat », a-t-il affirmé à Diyaruna.

« Nos troupes se sont entraînées pour combattre dans les pires circonstances et faire face à l'ennemi avec courage », a-t-il ajouté.

« Nous progressons actuellement d'un quartier à un autre, et dans chaque quartier que nous reprenons, les résidents viennent nous saluer les bras ouverts et salue le traitement humanitaire par nos troupes et leur haut professionnalisme », poursuit-il.

Les résidents des zones libérées au sud de Mossoul « nous disent qu'ils se sentent maintenant en sécurité et peuvent vivre leurs vies en liberté », a affirmé le responsable des médias au quartier général de la police le capitaine Mahmoud al-Saadi.

« Pendant les combats pour la libération, nous étions engagés à fournir les passages sécurisés pour les gens », a-t-il souligné à Diyaruna.

Insistance sur l'unité irakienne

« Dans toute zone que nous libérons, nous aidons les gens avec la nourriture et l'eau, et maintenant nos forces partagent leurs repas avec les résidents et leur offrent l'aide nécessaire», a confié al-Saadi. « Personne n'interroge l'autre sur sa secte, religion ou origine. »

De même, poursuit-il, les forces irakiennes sont issues de plusieurs groupes ethniques et religieux.

« Il y a les chiites, les sunnites, les kurdes et les yazidis », dit-il. « Ils sont comme des frères, et ils abordent les résidents libérés quelle que soit leur affiliation».

« Nous sommes tous des irakiens et réunis par une seule nation que nous défendons tous », a-t-il ajouté. « Notre ennemi est l'EIIL, et aujourd'hui nous nous tenons dans une seule ligne pour l'expulser de notre pays. »

Dans le cadre de leur insistance sur l'unité nationale , poursuit al-Saadi, la police fédérale a « reconstruit et nettoyé les églises, y compris l'église St Barbara dans le district de Hamdaniya » selon les instructions du commandant de la police fédérale le lieutenant général Raed Shaker Jawdat.

« Nos équipes de génie ont contribué à la restauration des routes dans le sud de Mossoul pour faciliter le mouvement et le transfert des citoyens, même si ce n'est pas notre spécialité », a-t-il dit, dans le cadre des efforts pour aider dans la mesure du possible.

Les résidents dans les zones libérées ont également aidé les forces de sécurité, dit-il, en fournissant les informations sur les terroristes et les gens qui ont coopéré avec et aidé l'EIIL, y compris les membres de leurs familles, dans certains cas.

« Ils ont aussi contribué à nous guider aux charniers des victimes exécutées par l'EIIL dans la zone de Hamam al-Alil peu avant que nos troupes ont pris d'assaut la région », a-t-il déclaré, ajoutant que ces corps sont maintenant exhumés et documentés.

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Aucun pays musulman ne connaîtra la paix et le calme tant que ceux qui ont commandé ces peuples comme leurs marionnettes pour créer de l'insécurité atteindront leurs buts. Cependant, je suis certain que les États-Unis utilisent le wahhabisme comme outil, afin d'instiguer l'insécurité dans les pays musulmans pour qu'ils puissent avoir une présence d'une façon ou d'une autre.
L'Afghanistan en est un exemple. Initialement, il n'y avait eu qu'un nombre limité de membres des talibans. Leurs nombres n'ont pas baissé, quelle que soit la quantité des forces américaines en Afghanistan. Malgré leur petit nombre, ils ont rendu le pays très dangereux. Les forces américaines sont capables de les détruire : cependant, s'ils (les talibans) étaient détruits, il n'y aurait plus aucune raison pour que les forces américaines restent dans des pays musulmans.

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