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Les combattants de l'EIIL fuyant se trouvent ciblés par leurs propres armes à l'Anbar

Alaa Hussain à Bagdad

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Les forces irakiennes examinent une cache d'armes laissée par les combattants de « l'Etat islamique en Irak et au Levant » à Falloujah. [Photo fournie par le Commandement des opérations conjointes]

Alors que « l'Etat islamique en Irak et au Levant » (EIIL) perd du terrain et fuit les champs de bataille dans la province irakienne de l'Anbar, dans plusieurs cas ses combattants laissent derrière leurs armes et équipement, ont indiqué des responsables militaires et provinciaux à Diyaruna.

Certaines de ces armes laissées ont été saisies par les combattants de la mobilisation tribale, qui les utilisent maintenant pour chasser le groupe loin de leurs zones, dans une initiative qui démontre selon les responsables un changement évident dans l'équilibre des forces.

Comme ils sont confrontés à la défaite dans la province située à l'extrême ouest de l'Irak , les combattants de l'EIIL « prennent la fuite et laissent derrière eux différents types d'armes et de munitions », a précisé le commandant de mobilisation tribale du district d'al-Baghdadi Cheikh Qatari al-Samarmad à Diyaruna.

« Plusieurs factions de mobilisation tribale à l'Anbar arment aujourd'hui leurs combattants avec les armes de l'EIIL avec la connaissance et l'accord des forces de sécurité du gouvernement dans la province », dit-il.

Lors de la bataille pour la libération de l'île d'al-Baghdadi , poursuit al-Samarmad, sa force a saisi plusieurs camionettes pick-up utilisés par l'EIIL dans le transport de ses combattants, et plusieurs types de mitrailleuses et fusils.

Une unité a saisi un véhicule blindé que les combattants de l'EIIL avait apparemment ramené à travers la frontière de la Syrie pour l'utiliser dans le combat en Irak, a-t-il ajouté.

Ces armes s'ajoutent à l'arsenal de la mobilisation tribale avec l'accord du gouvernement, dit-il, ajoutant que le gouvernement joue son rôle à équiper les hommes de tribus avec les munitions et le carburant.

Une force organisée, unifiée

La mobilisation tribale, qui combat l'EIIL à côté des forces irakiennes, est une « force organisée avec un commandement unifié », a précisé le commandant adjoint de la mobilisation tribale de l'Anbar le général de division Ahmed al-Bilawi.

Environ 10 000 combattants sont officiellement enrôlés dans la mobilisation de l'Anbar et reçoivent des salaires du gouvernement, dit-il à Diyaruna, en plus de plusieurs autres volontaires qui attendent toujours l'enregistrement.

Le gouvernement arme ces forces avec des armes légères et de moyen calibre et leur fournit d'autres équipements, dont les véhicules légers pour transporter les combattants aux différents fronts, a-t-il expliqué.

Les forces de mobilisation tribale ont également reçu des armes de la coalition internationale qui combat l'EIIL en Irak et en Syrie, avec la connaissance et le consentement du gouvernement irakien, poursuit-il, en plus de l'appui militaire au cours du combat.

D'après le conseil provincial de l'Anbar, il est indiscutable que ces armes demeurent sous le contrôle de l'état et à son service.

Les combattants de la mobilisation tribale « sont des volontaires qui se consacrent pour défendre leur province et leur pays, et ils utiliseront les armes seulement avec responsabilité », a signalé le membre du conseil Taha Abdoul-Ghani à Diyaruna.

Répondant aux préoccupations que l'EIIL peut chercher à reprendre ses armes saisies, il a précisé que « l'EIIL n'aura plus jamais une entité capable de s'armer et de combattre dans la province ».

Il a appelé à une augmentation du nombre de combattants de mobilisation tribale dans la province pour s'assurer qu'ils sont capables de tenir le territoire libéré, qui augmente en volume chaque jour avec le progrès réalisé par les forces irakiennes.

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