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Des ONG appellent à déterminer le sort des disparus syriens

Les groupes de défense des droits ont appelé lundi 13 mai la communauté internationale à mettre la pression sur toutes les parties belligérantes en Syrie pour révéler le sort de « dizaines de milliers » de personnes portées disparues pendant des années de conflit, a rapporté l'AFP.

« Des dizaines de milliers de personnes ont été victimes de disparitions forcées par le gouvernement syrien. De nombreuses autres personnes sont portées disparues après leur enlèvement par des groupes armés anti-régime ou "l’État islamique en Irak et en Syrie" (EIIS)», ont affirmé huit ONG syriennes et internationales dans un communiqué.

« Des centaines de personnes sont mortes en détention, sous le coup de tortures ou de mauvais traitements», a ajouté le communiqué, dont les signataires comprennent Amnesty International et Human Rights Watch.

Environ 200.000 seraient portées disparues après le début du conflit en 2011, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, dont environ la moitié serait détenue dans les prisons du régime.

Beaucoup ont été soumises à des «niveaux effrayants de sérieuses violations » commises par le régime et les forces de l'opposition, y compris les exécutions extrajudiciaires, la torture et la détention arbitraire, a précisé le rapport.

Elles comprennes des activistes, avocats, journalistes et travailleurs humanitaires, a-t-il souligné.

Le rapport a appelé les pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU à « mettre fin à la souffrance des familles des disparus et les détenus arbitrairement » en mettant la « pression » sur les responsables et leurs alliés internationaux pour révéler les noms, le sort et le lieu des concernés.

Il a également appelé la communauté internationale à « soutenir la création d'un système unifié pour enregistrer tous les cas de personnes disparues en Syrie ».

En mai 2018, le gouvernement syrien a commencé la mise à jour de ses registres civils avec les noms de ceux morts en sa détention et dans certains cas a fourni aux familles des certificats de décès qui remontent à 2013, a souligné le rapport.

« Mais le gouvernement n'a pas répondu aux demandes de familles des détenus pour obtenir les informations sur les circonstances des disparitions forcées ou les causes de décès, ou pour récupérer les dépouilles des morts», a signalé le rapport.

« Dans l'état actuel des choses, il n'y a aucun moyen pour vérifier les décès sans que le gouvernement ne remette les dépouilles aux familles», a-t-il ajouté.

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