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2018-09-13

La France met en garde contre des attaques chimiques dans le dernier bastion de l'opposition en Syrie

Toute attaque aux armes chimiques sur le dernier bastion de l'opposition en Syrie entraînerait des « conséquences » pour le régime à Damas, a mis en garde le ministre français des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian à Pékin jeudi 13 septembre.

Les forces du régime appuyées par la Russie se sont regroupées autour d'Idlib ces dernières semaines, suscitant des craintes d'une attaque aérienne et terrestre imminente pour reprendre le dernier plus important bastion de l'opposition.

S'exprimant lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue chinois, Wang Yi, Le Drian a affirmé que l'utilisation d'armes chimiques dans l'attaque provoquerait une réaction de Paris.

« La France a mis en garde contre l'utilisation d'armes chimiques », a-t-il souligné, la décrivant comme une « ligne rouge ».

Le régime d'al-Assad a été ciblé à deux reprises par des attaques aériennes et de missiles américaines après des attaques chimiques antérieures présumées, et les responsables américains ont précisé ces derniers jours qu'une action supplémentaire s'ensuivrait si al-Assad utilise les armes chimiques interdites à Idlib.

Les Etats-Unis ont lancé une attaque aux missiles sur une base aérienne syrienne en avril 2017 après une attaque chimique présumée à Idlib, alors qu'une deuxième attaque menée par les Etats-Unis, soutenus par les armées britanniques et françaises, a eu lieu en avril cette année.

Le Drian a ajouté que toute attaque chimique par le régime à Idlib aurait « les mêmes conséquences comme nous le savions en avril ».

Pendant la guerre de sept ans, les forces du régime syrien avaient été accusées plusieurs fois de cibler les zones sous contrôle de l'opposition avec des attaques chimiques -- principalement avec le chlore, mais aussi le gaz du sarin neurotoxique.

Le régime et la Russie ont toujours nié les accusations, accusant plutôt les combattants de l'opposition.

Mais les enquêteurs internationaux ont trouvé que lors d'au moins trois occasions, le régime a lancé des attaques chimiques sur les civils, alors que « l'Etat islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) l'avait été également accusé d'utiliser le gaz moutarde.

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