2018-01-04

Les femmes extrémistes françaises devraient être jugées en Syrie, selon le gouvernement.

Les femmes extrémistes françaises arrêtées dans les parties de la Syrie contrôlées par les Kurdes devraient y être jugées tant qu'un procès équitable peut leur être garanti, a déclaré le gouvernement français jeudi 4 décembre.

Le débat tourne autour du sort des femmes qui se sont rendues en Syrie pour épouser des combattants islamistes et se retrouvent maintenant en détention, suite à une série de défaites de "l'Etat islamique en Irak et en Syrie" (EIIS), a rapporté l'AFP.

Cette semaine, Emilie Konig, une musulmane convertie de Bretagne, âgée de 33 ans et connue pour avoir recruté pour l'organisation extrémiste, est la dernière d'une série de femmes européennes ayant publiquement demandé d'être rapatriée.

Mais le porte-parole du gouvernement français, Benjamin Griveaux, a indiqué jeudi qu'il n'est pas prévu de la ramener chez elle.

Si "il y a des institutions légales capables de garantir un procès équitable et leur droit à la défense", les femmes arrêtées dans la zone syrienne tenue par les Kurdes devraient être "jugées là-bas", a déclaré Griveaux à la radio RMC.

"Quel que soit le crime qui ils auraient commis - même le plus méprisable - les citoyens français à l'étranger doivent avoir un droit garanti à la défense", a-t-il ajouté. "Nous devons avoir la confirmation de cela".

Konig, qui figure sur les listes noires de militants dangereux de l'ONU et des Etats-Unis, a été arrêtée au début de décembre et est détenue dans un camp kurde avec ses trois jeunes enfants et plusieurs autres françaises.

"EIles ont été arrêtées, et pour autant que nous le sachions, elles ne se sont pas rendues de leur propre chef", a déclaré Griveaux. "Elles ont été arrêtées au combat".

L'avocat de Konig, Bruno Vinay, a affirmé mercredi que la France devait la rapatrier dans le cadre de ses "engagements internationaux".

Fille de policier qui s'est convertie après avoir rencontré son premier mari, Konig s'est rendue en Syrie en 2012, laissant ses deux premiers enfants en France, pour rejoindre son nouveau partenaire, qui a été tué plus tard.

Elle apparaissait fréquemment dans des vidéos de propagande et les services de renseignement français ont intercepté les messages qu'elle a adressés à ses contacts en France les incitant à attaquer les institutions françaises ou les épouses de soldats.

Selon une source proche de l'enquête, une trentaine d'extrémistes français, hommes et femmes, sont actuellement détenues par les forces kurdes et irakiennes,

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