2017-11-13

Amnesty: Le régime syrien coupable de crimes contre l'humanité

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Le siège du régime syrien de son peuple avant de parvenir aux accord de "réconciliation" avec l'opposition constitue des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre, a déclaré Amnesty International lundi 13 novembre.

Dans un rapport intitulé "Nous partons ou nous mourons", le groupe des droits de l'homme a analysé quatre accords locaux qui, selon lui, ont été précédés de sièges illégaux et de bombardements visant à forcer les civils à quitter leurs maisons, a rapporté l'AFP.

"Les sièges, les exécutions illégales et les déplacements forcés par les forces gouvernementales font partie d'une attaque systématique et généralisée contre la population civile, constituant ainsi des crimes contre l'humanité", indique le rapport.

Négociés entre août 2016 et mars 2017, les accords sont intervenus après des sièges prolongés au cours desquels le régime syrien et les forces de l'opposition ont attaqué sans discrimination des civils.

"Le gouvernement syrien et, dans une moindre mesure, les groupes d'opposition armés ont imposé des sièges dans des zones densément peuplées, privant les civils de nourriture, de médicaments et d'autres biens de première nécessité en violation du droit international humanitaire".

Ces actes perpétrés par le régime syrien à Daraya, Madaya, à l'est d'Alep et al-Waer dans la ville de Homs sont assimilables à des crimes de guerre, a-t-il ajouté, notant qu'on a trouvé que les mêmes stratégies ont été utilisées par les groupes d'opposition qui ont assiégé Kefraya et Foua.

A l'est d'Alep, Amnesty a recensé 10 attentats entre juillet et décembre 2016, au cours desquels le régime aurait visé des quartiers «éloignés des lignes de front et sans objectifs militaires apparents dans le voisinage».

Le rapport a également documenté huit attaques menées par les forces de l'opposition dans la ville d'Alep à l'ouest et au nord, entre août et novembre de l'année dernière, au cours desquelles des armes qualifiées de "canons de l'enfer" ont été utilisées contre des civils.

Amnesty a indiqué qu'elle a mené ses recherches en utilisant des vidéos et des images satellite, ainsi que des entretiens avec 134 personnes, y compris des résidents et des responsables de l'ONU, entre avril et septembre de cette année.

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