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Enquête de l'ONU: Le régime syrien derrière l'attaque de gaz sarin en avril

Les enquêteurs des crimes de guerre de l'ONU ont déclaré mercredi 6 septembre qu'ils ont des preuves que les forces du régime syrien étaient derrière l'attaque chimique qui a tué des dizaines de personnes à Khan Sheikhun en avril , a rapporté l'AFP.

Dans le premier rapport de l'ONU qui a officiellement accusé Damas de l'attaque, la Commission d'enquête de l'ONU (COI) sur la Syrie a déclaré qu'il avait rassemblé «une grande quantité d'informations» montrant que Damas était derrière l'attaque du gaz sarin du 4 avril qui a tué au moins 83 personnes.

Un jour plus tôt, le juge qui a mené le nouvel effort de l'ONU pour enquêter sur le conflit a déclaré qu'avec la création d'un nouvel organe, le monde est "un pas plus proche" de la justice pour les crimes de guerre présumés commis en Syrie .

Catherine Marchi-Uhel de France est en charge du nouveau "organe international, impartial et indépendant", chargé de préparer les poursuites pour les crimes internationaux majeurs commis en Syrie.

Marchi-Uhel a déclaré que son organisme travaillerait en étroite collaboration avec la Commission d'enquête de l'ONU (COI), qui a soumis des rapports réguliers détaillant les atrocités dans le conflit syrien.

Une alliance de puissances occidentales, y compris les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont réussi l'année dernière par leurs pressions à créer un nouveau organisme.

Marchi-Uhel a déclaré que son mandat était de compiler des dossiers de poursuite qui pourraient être utilisés par toute juridiction - domestique ou internationale - capable de prendre des mesures contre les auteurs de crimes internationaux majeurs en Syrie.

"Nous nous rapprochons des poursuites et des procès", a-t-elle précisé, exprimant l'espoir que son travail aura "un effet dissuasif" sur la violence qui continue de faire rage sur le terrain.

Son vaste mandat lui permet de poursuivre les cas contre tous les acteurs du conflit, y compris les groupes d'opposition et les extrémistes tels que "l'Etat islamique en Irak et en Syrie" (EIIS), ainsi que le régime syrien et son armée.

Le COI a précédemment accusé tous les partis d'avoir commis des crimes de guerre en Syrie.

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