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Les Irakiens satisfaits alors que des postes clés du gouvernement sont pourvus

Khalid al-Taie

Une photo publiée lundi 24 juin sur le site internet du Parlement irakien montre des législateurs votant pour des candidats aux postes ministériels vacants.

Le Parlement irakien a élu lundi 24 juin de nouveaux ministres à des postes importants, une action qui a été accueillie avec satisfaction par le peuple irakien.

Les députés irakiens ont nommé les ministres de l'Intérieur, de la Défense et de la Justice lors de la 26e session du Parlement depuis les élections générales de mai 2018, en la présence de 233 députés.

Yassin Taha Hassan al-Yasseri devient ministre de l'Intérieur, Najah Hassan Ali al-Shemmari ministre de la Défense, et Farouq Ameen Othman Mohammed Shawani ministre de la Justice.

Le parlement irakien a « réussi à compléter le gouvernement après avoir approuvé les noms proposés par le Premier ministre pour les postes ministériels vacants », a rapporté mardi à Diyaruna le député irakien Abdoul Khaliq al-Azzawi.

Le Premier ministre irakien Adel Abdoul Mahdi avec son cabinet le 25 octobre 2018, après avoir gagné la confiance du Parlement. [Photo fournie par le bureau du Premier ministre]

« Nous avons mis fin au manque ministériel et réglé cette importante question en choisissant des personnalités qui viennent principalement de l'intérieur du système », a rapporté al-Azzawi, qui siège au comité parlementaire de sécurité et de défense.

Âgé de 61 ans, Al-Yasseri était conseiller au ministère de l'Intérieur et avait auparavant occupé divers postes ministériels, dont ceux de directeur de la citoyenneté dans les provinces de Wassit et d'al-Muthanna, et de directeur de la citoyenneté générale.

Al-Shemmari, âgé de 52 ans, a occupé plusieurs postes de haut niveau, dont celui de commandant de la division des opérations spéciales, de commandant adjoint du service antiterroriste et de secrétaire général du bureau de supervision du ministère de la Défense.

Âgé de 62 ans, Shawani a été président des cours d'appel de Dhi Qar, de l'Anbar et de Kirkouk.

Amélioration de la stabilité en Irak

« Nous espérons que le choix de ces ministres favorisera l'intérêt du pays et constituera un pas important vers l'amélioration de la stabilité », a déclaré al-Azzawi.

« Les nouveaux ministres seront responsables de nombreux défis et tâches », a-t-il rapporté.

Il s'agit notamment de « protéger la patrie et la sécurité des citoyens, de lutter contre la corruption, de gérer leurs institutions de façon professionnelle et efficace, et d'apporter les changements nécessaires à la structure de l'emploi pour revigorer leurs ministères ».

« C'est ce que nous avons souligné lors de nos rencontres avec eux avant et après leur sélection », a expliqué al-Azzawi, notant que son comité est responsable du suivi et de l'évaluation des performances des ministères de la sécurité.

La nomination des trois nouveaux ministres intervient huit mois après que le Parlement a accordé sa confiance au gouvernement dirigé par Adel Abdoul Mahdi.

Les ministères dotés de nouveaux dirigeants « sont directement liés à la sécurité publique et aux intérêts des citoyens », a déclaré Mohammed Walid, un habitant du quartier d'al-Ilam à Bagdad.

« Même si le vote arrive tard, je pense qu'il reste encore suffisamment de temps pour que les nouveaux ministres puissent mettre à profit leurs capacités et leur expérience afin de faire progresser leurs cabinets », a-t-il déclaré à Diyaruna.

Le gouvernement est presque complet

Pourvoir ces postes ministériels vacants est un « pas positif », a déclaré Adhra al-Tamimi, une habitante du quartier d'al-Shaab à Bagdad.

« Les ministres doivent désormais travailler pour fournir les meilleurs services à la population », a-t-elle indiqué à Diyaruna.

Avec ses nouveaux arrivants, le gouvernement de 22 ministres est désormais complet, à l'exception du ministère de l'Éducation.

La ministre de l'Éducation, Shaima al-Hayali, a remis sa démission à la suite d'allégations selon lesquelles l'un de ses frères avait été lié à « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS).

Une candidate au remplacement, Safana al-Hamdani, n'a pas réussi à gagner la confiance des députés irakiens pendant la session de lundi.

Le Parlement doit se réunir jeudi pour désigner un ministre de l'éducation.

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