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Un militant des médias tué dans les récents affrontements du nord-ouest de la Syrie

Waleed Abou al-Khair au Caire

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Le militant dans les médias Amjad Bakeer a été tué par une frappe aérienne dans la campagne du nord de Hama le 19 juin. [Photo diffusée sur les réseaux sociaux]

Les affrontements entre les forces pro-gouvernementales et les groupes extrémistes qui contrôlent le nord-ouest de la Syrie ont tué au moins 55 combattants mardi 18 juin, a fait savoir un observateur.

Ces heurts ont éclaté en bordure de la province de Hama lorsque l'alliance extrémiste Tahrir al-Sham a lancé une attaque à l'aube contre des positions du régime, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

Au moins quatorze soldats pro-gouvernementaux sont morts et 41 extrémistes et combattants de l'opposition ont été tués dans ces heurts, a ajouté cet observateur.

Le militant dans les médias Taher al-Omar blessé à la tête par des coups de feu tirés par des soldats du régime syrien dans la campagne de Hama le 18 juin. [Photo diffusée sur les réseaux sociaux]

« Les forces du régime ont fait échouer cette attaque » avant que les combats ne se terminent, a indiqué le directeur de l'observatoire Rami Abdoul Rahman à l'AFP.

Parmi les victimes se trouvait Amjad Bakeer, un militant dans les médias qui a été tué mercredi lors d'une frappe aérienne contre son véhicule alors qu'il revenait après avoir couvert les heurts dans le nord de la province rurale de Hama.

Un autre militant dans les médias, Taher al-Omar, a été blessé à la tête par des coups de feu tirés par des soldats du régime syrien lors des affrontements survenus mardi dans la campagne de Hama.

« Ces deux militants étaient connus pour suivre des groupes armés dans des zones de conflit afin d'assurer une couverture en direct », a expliqué à Diyaruna Moussab Assaf, militant à Idlib.

Les civils d'Idlib paient « un prix horrible »

De nombreuses villes et localités de la province d'Idlib sont aujourd'hui « totalement désertées par suite des destructions massives et de la fuite de leurs habitants vers des zones sûres à l'intérieur de la ville d'Idlb et à proximité de la frontière avec la Turquie », a expliqué Assaf.

Les zones durement frappées englobent Maarat Hurma dans le sud rural d'Idlib, « où un grand nombre de personnes ont été tuées ou blessées lorsque la ville a été prise sous le feu des bombardements et des frappes aériennes », a ajouté Assaf.

Par ailleurs, le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a appelé mardi la Russie et la Turquie à « stabiliser la situation » à Idlib.

« Je suis très préoccupé par l'escalade des combats à Idlib où la situation est particulièrement dangereuse en raison de l'engagement d'un grand nombre d'acteurs. Là encore,ce sont les civils qui paient un prix horrible », a déclaré Guterres à des journalistes.

Ses commentaires sont intervenus avant une réunion de Conseil de sécurité des Nations unies mardi, pour discuter de la situation.

Le monde est face à « une catastrophe humanitaire qui se déroule sous nos yeux », a déclaré Mark Lowcock, chef du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies, au conseil.

Certaines parties d'Alep, de Hama et d'Idlib, dernier bastion des forces extrémistes en Syrie, sont supposées être protégées contre une offensive massive du régime par un accord de zone tampon que la Russie et la Turquie avaient signé en septembre.

Mais cet accord n'a jamais vu le jour après que les extrémistes eurent refusé de se retirer d'une zone démilitarisée prévue.

En janvier, Tahrir al-Sham avait étendu son contrôle administratif sur la région.

Le gouvernement syrien et la Russie ont accentué leurs bombardements sur cette région située dans le nord-ouest de la Syrie depuis fin avril.

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