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Droits de l'Homme |

Les Casques blancs touchés par une frappe russe à Idlib

Waleed Abou al-Khair au Caire

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Des travailleurs inspectent le bâtiment de la défense civile de la ville de Kafr Nabl, dans la province d'Idlib, après qu'il a été touché par une frappe aérienne russe. [Photo fournie par la défense civile syrienne]

Une frappe aérienne russe a détruit lundi 13 mai un bâtiment de la défense civile syrienne (les Casques blancs) dans la ville de Kafr Nabl, dans la province d'Idlib, a indiqué un militant local.

Plusieurs véhicules des Casques blancs ont également été détruits par cette frappe, a précisé à Diyaruna Moussab Assaf, un militant d'Idli.

Aucune perte n'a été à déplorer par suite de cette frappe, car les sauveteurs ne se trouvaient pas dans le bâtiment à ce moment-là, a-t-il précisé.

Des combattants du Front de libération de la Syrie se préparent pour la bataille pour le village d'al-Hammamiyat, dans la province de Hama. [Photo diffusée sur les réseaux sociaux]

Le bâtiment a été visé deux fois en quelques minutes, a-t-il précisé, ce qui semblerait indiquer que l'intention était bien de le détruire.

« Deux missiles à fort pouvoir explosif ont frappé ce centre » quelques minutes seulement après que son personnel fut sorti pour se rendre sur le site de frappes dans un village voisin, a expliqué à l'AFP Oneida Zikra, responsable de la défense civile de la zone.

Les frappes aériennes ont visé la localité de Kafr Nabl avec une intensité particulière, et ont frappé plusieurs maisons particulières, a précisé Assaf, faisant un grand nombre de blessés parmi les civils.

Le nombre de morts et de blessés n'est pas encore connu avec certitude du fait de la panique et de l'agitation qui prévaut dans la région, a-t-il ajouté.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, au moins 42 combattants ont été tués en 24 heures entre dimanche et lundi lors d'affrontements dans la région de Jabal al-Akrad, dans la province de Latakia proche de la frontière avec la province d'Idlib.

Contre-attaque

Les groupes armés dans la campagne d'Idlib et de Hama ont lancé une contre-attaque contre le régime syrien et ses milices alliées dans les régions où ces forces étaient entrées quelques jours auparavant, a expliqué Assaf.

Des combattants du Front de libération de la Syrie, de Tahrir al-Sham, de Jaish al-Azza et de Jaish al-Nasr ont été vus montant une attaque contre le village d'al-Hammamiyat, dans la province de Hama, a-t-il indiqué.

Selon certaines sources, ces groupes sont entrés dans le village et l'armée syrienne s'en est retirée pour se rendre sur une colline à l'extérieur du village, a poursuivi Assaf.

Ces groupes armés sont également entrés dans le village d'al-Jibeen, a-t-il ajouté.

De féroces combats sont en cours dans de nombreuses zones, a-t-il précisé, y compris à Horsh al-Karakat dans le nord de la province rurale de Hama et dans des zones situées autour des localités de Kernaz et d'al-Janabra, non loin de la ville stratégique de Kafr Nabudah.

Ces zones étaient tombées aux mains des forces du régime la semaine dernière.

De féroces combats ont également eu lieu dans les régions de Tal Meleh et Tal Othman, où les forces du Front de libération de la Syrie appuyées par des chars ont été vues menant des bombardements intensifs en prélude à leur entrée dans la région.

L'escalade militaire « doit cesser »

Lundi, le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a indiqué que 18 dispensaires de la région avaient été mis hors service en près de deux semaines, a rapporté l'AFP.

« Les attaques contre des centres de santé dans le nord-ouest de la Syrie continuent d'alourdir un bilan dévastateur pour les populations civiles », a indiqué le porte-parole de l'OCHA en Syrie, David Swanson.

« Une telle violence est effroyable. Les hôpitaux sont et doivent rester des sanctuaires et des lieux d'une neutralité sans équivoque », a-t-il déclaré.

Dans un communiqué conjoint publié lundi, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne ont déclaré que l'escalade militaire dans le nord-ouest de la Syrie « devait cesser ».

« L'offensive brutale du régime syrien et de ses alliés contre des millions de civils vivant dans la région n'a rien à voir avec la guerre contre le terrorisme. Elle a pour but de poursuivre la reconquête brutale par le régime », ont-ils conclu.

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