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Droits de l'Homme |

L'Irak rapatrie certains de ses ressortissants du camp d'Akda en Syrie

Khalid al-Taie

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Le 22 février, des responsables irakiens supervisent le retour des Irakiens déplacés qui vivaient dans le camp syrien d'Akda. [Photo fournie par le ministère irakien des Migrations et des Déplacements]

Le ministère irakien des Migrations et des Déplacements a annoncé mercredi 8 mai avoir rapatrié un nouveau groupe d'Irakiens depuis le camp syrien d'Akda, dans le cadre du programme du gouvernement visant à encourage les retours volontaires dans le pays.

La délégation du ministère dans la région kurde a « rapatrié 104 Irakiens déplacés qui vivaient dans le camp d'Akda, dans la campagne d'Alep près de la frontière avec la Turquie », a rapporté à Diyaruna la directrice de la délégation, Alia Hussein.

C'est le deuxième groupe de personnes qui revient cette année, a-t-elle précisé, après le retour de 199 Irakiens déplacés d'Akda le 22 février.

Des Irakiens déplacés qui vivaient dans le camp d'Akda en Syrie reviennent dans leur patrie le 30 mars 2018. [Photo fournie par le ministère irakien des Migrations et des Déplacements]

Cela porte à 3022 le nombre d'Irakiens rapatriés depuis le camp depuis début 2017, a-t-elle déclaré, ajoutant que leur retour fait partie d'un programme global du gouvernement lancé il y a deux ans pour le rapatriement volontaire des Irakiens déplacés par le terrorisme.

Des milliers d'Irakiens, surtout des habitants de la province de Ninive, ont été contraints de fuir vers des zones proches de la frontière syrienne après que « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) se fut emparé de leurs villes au milieu de l'année 2014.

Fin 2016, près de 12 000 Irakiens, principalement des citoyens turkmènes, vivaient dans le camp d'Akda.

Retours sous surveillance

Les opérations destinées à rapatrier les Irakiens déplacés sont réalisées « en coordination avec le consulat irakien d'Istanbul et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) », a rapporté al-Bazzaz.

« Le processus comporte des restrictions », a-t-elle fait savoir, car les Irakiens déplacés doivent d'abord signaler aux autorités compétentes du camp qu'ils souhaitent rentrer.

Leurs noms sont ensuite transmis par le consulat au gouvernement irakien pour des contrôles de sécurité.

Une fois les approbations de sécurité obtenues, des équipes du ministère transportent les rapatriés du camp d'Akda jusqu'au passage frontalier d'Ibrahim al-Khalil, dans la ville irakienne de Faysh-Khabur à la frontière turque, a-t-elle raconté.

« Nous les transportons ensuite par bus vers leurs lieux de résidence d'origine avec le concours du ministère irakien des Transports », a poursuivi al-Bazzaz.

Tous les rapatriés reçoivent une aide du ministère, qui comprend un soutien financier et d'autres services pour les aider à se réinstaller, a-t-elle indiqué, comme l'aide à la réinscription des enfants à l'école et la remise de documents officiels.

Ces dix dernières années, le ministère a facilité le retour de 3732 Irakiens partis pour la Turquie en 2014, a-t-elle indiqué.

Quant aux quelque 30 000 Irakiens déplacés vivant encore dans le camp syrien d'al-Hol, al-Bazzaz a déclaré que leurs cas sont complexes et nécessitent un examen approfondi, car « énormément d'Irakiens et de familles étrangères de l'EIIS ont été amenés dans ce camp ».

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