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Politique |

La Force Qods du CGRI continue d'armer les milices irakiennes

Fares al-Omran

Des éléments de Kataeb al-Imam Ali, groupe soutenu par l'Iran, sur une photo publiée sur internet par la milice le 21 octobre.

Selon des observateurs irakiens, la force d'élite Qods du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) continue d'envoyer des armes et des missiles aux milices irakiennes qui lui sont affiliées, au mépris flagrant de la loi irakienne.

Cette attaque délibérée contre la souveraineté et la législation de l'Irak démontre que l'Iran cherche à prendre « des mesures plus hostiles » pour menacer la sécurité de l'Irak et de la région, alors que la pression internationale contre lui s'intensifie, ont-ils affirmé.

En août dernier, des médias ont ainsi rapporté que l'Iran avait au cours des derniers mois fourni près d'une vingtaine de missiles balistiques à des milices affiliées en Iran dans le cadre d'un programme supervisé par le major général Qassem Suleimani, commandant de la Force Qods.

Parmi ces missiles se trouvaient des modèles Zulfiqar, Fateh-110 et Zelzal, capables d'atteindre des cibles entre 200 et 700 km.

Des éléments de Jund al-Imam participent à une parade militaire à Samarra sur cette photo publiée sur internet par la milice le 26 décembre 2017.

Aux yeux de Téhéran, l'approvisionnement en armes des milices affiliées est « une option qui doit être utilisée » dans le cadre de sa stratégie pour imposer son hégémonie, a déclaré l'expert militaire Muayyed Salem al-Juhaishi.

« Il est naturel et certain que les Iraniens ont fourni des armes et des missiles à leurs milices en Irak, en particulier à Kataeb Hezbollah (Brigades du Hezbollah), Asaib Ahl al-Haq et Jund al-Imam », a-t-il expliqué à Diyaruna.

« Il s'agit peut-être d'armes légères, et les missiles sont peut-être des modèles à courte portée d'une technologie basique qui ne leur permet pas d'atteindre leur cible avec précision, mais nous ne pouvons pas partir du principe que ces activités n'ont jamais eu lieu ou qu'elles ont pris fin », a-t-il déclaré.

Soutien à la fabrication de missiles

En plus de faire entrer des armes en Irak par des passages frontaliers secrets, a poursuivi al-Juhaishi, les Iraniens apportent également un soutien aux milices affiliées pour les aider à fabriquer des missiles en Irak, en particulier à Bagdad et Kerbala.

La Force Qods est à la tête de ces activités, a-t-il fait savoir, ajoutant que selon la presse, « des Irakiens ont déjà été formés en Iran à l'utilisation des missiles ».

Il y a un flux « continu » d'armes d'Iran vers l'Irak, ainsi que « des efforts iraniens pour former et conseiller les milices », a indiqué à Diyaruna le politologue Adel al-Ashram Ben Ammar.

L'Iran tente de renforcer sa présence en Irak au travers des milices qu'il aide dans ce pays, a-t-il expliqué, « et il est actuellement davantage prêt à faire cela que par le passé compte tenu de la situation actuelle ».

« Il cherche à prendre davantage de mesures hostiles pour maintenir son influence », a-t-il déclaré, ajoutant que le soutien aux milices avec des missiles, des armes et de l'entraînement « est l'un de ses outils les plus importants ».

Selon Ben Ammar, la FQ-CGRI a poussé les milices irakiennes affiliées à être sur le devant de la scène politique en Irak, ce qui menace la sécurité de l'Irak et de la région.

L'Iran voue une confiance totale à la loyauté de ces groupes armés, a-t-il rapporté, et au fait que ses loyalistes « obéiront à ses ordres » sans poser de questions, car l'obéissance est un devoir, « même aux dépens de la sécurité et des intérêts de leur pays ».

Contrôle renforcé des passages frontaliers

La menace que représentent les milices soutenues par l'Iran grandit, a affirmé Ben Ammar, précisant que les Iraniens « essaient de semer le chaos en envoyant des armes en Irak afin d'ouvrir un front de conflit, de fortification et de confrontation ».

Ces milices accomplissent les desseins du régime iranien, a-t-il déclaré, et « fournissent à l'Iran l'occasion de s'emparer des ressources humaines et économiques de l'Irak pour les mettre à la disposition de l'Iran ».

L'expert en stratégie Ahmed al-Sharifi a expliqué à Diyaruna que pour cette raison, l'Irak doit exercer un contrôle renforcé de ses passages frontaliers afin d'endiguer le flux illégal d'armes et de projectiles.

« Il est essentiel que les armes de toutes sortes soient entre les mains de l'État, car c'est l'un des concepts et des paramètres de base de l'État moderne », a-t-il affirmé.

« Toute importation d'armes doit être soumise à des lois strictes et à des procédures rigoureuses qui ne permettent pas la contrebande d'armes, ou que les armes tombent entre les mains d'une quelconque organisation en-dehors de l'institution officielle », a-t-il déclaré.

« Le contrôle des armes est une partie importante et vitale des efforts pour gérer et surmonter les crises en Irak et éloigner le pays du cycle des conflits, du tumulte et de l'anarchie », a-t-il ajouté.

Le général Joseph Votel, commandant de l'US Central Command, a fait savoir en avril dernier que les États-Unis utiliseront des moyens indirects pour limiter l'expansion de l'Iran et son soutien aux groupes armés dans la région.

Il a ajouté que les États-Unis entraveront les activités de l'Iran, y compris en interceptant les livraisons illégales d'armes vers les pays du Moyen-Orient.

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1 COMMENTAIRE (S)

Politique Commentaire
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| 2019-03-15

O Dieu, accorde la victoire à la résistance islamique en Irak et soutiens et renforce la République islamique d’Iran! O Dieu, fais tomber les hypocrites qui sont des agents des sionistes!

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