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Sécurité |

Des dizaines de cellules de l'EIIS démantelées par les renseignements irakiens

Khalid al-Taie

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Plusieurs membres de cellules secrètes de l'EIIS arrêtés à Bagdad et dans l'Anbar vus ici sur cette photo, postée en ligne le 11 février. [Photo diffusée dans les médias sociaux]

Les renseignements irakiens ont annoncé lundi 11 février avoir mené avec succès une campagne de ratissage destinée à traquer et arrêter des dizaines de cellules de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS) à Bagdad et dans l'Anbar.

Parmi les 186 personnes arrêtées se trouvent des dizaines d'éléments accusés d'avoir commis des crimes horribles, a expliqué Fadel Abou Ragheef, expert en sécurité spécialiste des groupes terroristes.

La Direction des renseignements et de la lutte antiterroriste dans l'Anbar et la Cellule de renseignements des Faucons ont conjointement annoncé ces arrestations, a déclaré Abou Ragheef à Diyaruna.

Des responsables irakiens interrogent un membre de l'EIIS arrêté, sur cette photo postée en ligne le 11 février. [Photo publiée sur la page Facebook de Saad Maan, porte-parole du ministère irakien de l'Intérieur]

« Les emplacements de ces cellules avaient été identifiés et les interventions ont eu lieu en une série d'opérations et d'arrestations dans plusieurs parties de Bagdad et de l'Anbar sur une période de quinze mois, sur la base des mandats d'arrêt émis par les tribunaux », a-t-il poursuivi.

« Ces cellules, qui sont tombées les unes après les autres comme des dominos, étaient composées de 186 éléments, pour l'essentiel des leaders de l'EIIS considérés comme parmi les membres les plus dangereux de l'organisation terroriste », a-t-il continué.

« Ils avaient participé à plusieurs crimes horribles, certains remontant à l'époque où le groupe contrôlait certaines provinces irakiennes, dont l'Anbar », a indiqué Abou Ragheef.

« L'une de ces cellules terroristes avait été impliquée dans les meurtres de masse de centaines de membres de la tribu d'Albou Nimr dans la région de Heet en 2014 et 2015 », a-t-il détaillé.

Entre 2014 et 2015, l'EIIS avait exécuté près de 700 membres de cette tribu sunnite qui s'étaient opposés à son idéologie, la plupart de ces crimes ayant eu lieu dans la ville de Heet, dans l'ouest de l'Anbar.

Les criminels traduits en justice

« Parmi les personnes arrêtées se trouvent le meurtrier du soldat irakien Moustafa al-Athari, ainsi que sept de ses complices qui avaient participé à la pendaison de ce soldat à un pont de la ville de Falloujah en 2015 », a expliqué Abou Ragheef.

« D'autres groupes avaient participé au transfert et à l'explosion de voitures piégées sur des marchés ou des lieux de rassemblement de civils à Bagdad et à Falloudjah, causant la mort de centaines de victimes et faisant de très nombreux blessés », a-t-il poursuivi.

« D'autres terroristes avaient placé des engins explosifs improvisés (EEI) et des mines sur des routes secondaires dans le désert de l'Anbar et en divers endroits, visant des membres des forces de sécurité et des civils », a-t-il ajouté.

L'arrestation d'un grand nombre de membres de ces cellules est « un coup dur » porté à l'EIIS, a-t-il indiqué, qui compte sur les cellules dormantes dont il dispose encore pour reprendre ses activités et menacer la sécurité dans le pays.

L'unique choix qui reste à ceux qui se terrent dans les repaires de l'EIIS est « d'être tués ou arrêtés et condamnés à des peines justes pour les crimes qu'ils ont commis contre des personnes innocentes », a conclu Abou Ragheef.

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2 COMMENTAIRE (S)

Politique Commentaire Captcha
Comment bubble | 2019-02-18

O, Dieu, protégez toutes les branches des forces de sécurité!

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Comment bubble | 2019-02-18

Que Dieu vous bénisse!

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