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Politique |

Le régime syrien et le CGRI sont en désaccord à Deir Ezzor

Par Waleed Abou al-Khair au Caire

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Des éléments de milices affiliées au CGRI sont vus ici dans la province syrienne de Deir Ezzor. [photo fournie par Jamil al-Abed]

Des désaccords sur un certain nombre de problèmes ont entraîné une augmentation des tensions dans la province de Deir Ezzor entre le régime syrien et le Corps des gardes de la révolution islamique (CGRI), a déclaré un activiste local.

L'ancien combattant Jamil al-Abed a déclaré que les opposants désireux de retourner dans leurs régions et de "régler leur statut" avec le régime syrien se disputeraient pour contrôler la sécurité.

Chaque partie insiste sur le fait qu’elle a seule le droit de contrôler la sécurité, a-t-il déclaré à Diyaruna.

Une célébration de l'anniversaire de la révolution iranienne le 11 février à l'université Al-Fourat (Euphrate) de Deir Ezzor attire une présence iranienne remarquable. [photo fournie par Jamil al-Abed]

Le débat en cours au sujet d'anciens combattants de l'opposition qui souhaitent revenir dans la région et régler leur statut auprès du régime a été un sujet de discorde, mais des problèmes supplémentaires sont apparus avec le CGRI, a souligné al-Abed.

Du côté du régime, il y a une colère sur le fait que le CGRI a tenté de dissuader les jeunes de servir leurs obligations militaires ou de leur devoir de réserve avec de l'argent et des privilèges, a-t-il indiqué.

"La question des anciens combattants de l'opposition a récemment ravivé les tensions dans la ville de Mayadeen, où les deux parties ont procédé à des perquisitions et à des détentions", a-t-il déclaré.

Cela a eu lieu après que les forces du régime syrien ont arrêté quatre membres d'une milice locale, les soi-disant gardiens de la révolution à Deir Ezzor, et les ont accusés d'être d'anciens éléments de l'opposition impliqués dans des opérations d'enlèvement.

Le CGRI avait déjà conclu un accord avec les quatre individus, a-t-il ajouté, et leur avait permis de rejoindre la milice pour les épargner des interrogatoires menés par le régime syrien.

Des éléments du CGRI ont encerclé un quartier général de la sécurité à Mayadeen et ont demandé la libération des quatre hommes, a-t-il ajouté, avant de faire une descente au domicile de responsables et d'officiers du régime.

Les deux parties ont ensuite mis en place des points de contrôle dans la région de Mayadeen.

Le CGRI essaye d'encourager les jeunes déplacés de la région à rentrer chez eux, sans être tenus pour responsables par le régime syrien, en les rappelant avec la promesse de salaires élevés s'ils rejoignent ses milices dans la région, a-t-il déclaré.

Il a également exploité l’énorme déficit de services de base pour gagner de l'influence et des recrues potentiellesgrâce à la fourniture des mêmes services, a affirmé al-Abed.

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1 COMMENTAIRE (S)

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Comment bubble | 2019-02-15

Que Dieu se venge de l'Iran qui veut détruire les arabes et les tuer. Soyer prudents O jeunes!

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