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2019-02-11

Dernière offensive des FDS pour chasser l'EIIS de Syrie

Waleed Abou al-Khair au Caire et AFP

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Des combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) sont stationnés près du village d'al-Baghouz, à Deir Ezzor, dernier bastion de l'EIIS en Syrie. [Photo fournie par les FDS]

Des combattants syriens appuyés par des tirs d'artillerie de la coalition internationale ont poursuivi leur assaut lundi 11 février afin de reprendre le dernier morceau de territoire de « l'État islamique en Irak et en Syrie » (EIIS), a rapporté l'AFP.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont annoncé samedi la dernière offensive destinée à chasser des centaines d'extrémistes de cette petite région dans l'est de la Syrie, à la frontière avec l'Irak.

La coalition a maintenu un rythme soutenu de bombardements sur la poche de l'EIIS lundi après qu'une contre-attaque de l'EIIS au petit matin a fait plusieurs morts dans les rangs des FDS.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont interrompu leur offensive contre l'EIIS dans l'est de la Syrie pendant plus d'une semaine pour permettre aux civils de fuir. [Photo fournie par les FDS]

« L'EIIS a lancé une contre-attaque contre nos forces, et nous y répondons maintenant avec des roquettes, des frappes aériennes et des affrontements directs », a indiqué à l'AFP Moustafa Bali, porte-parole des FDS.

Il a précisé que « des dizaines d'otages des FDS sont détenus par l'EIIS » dans leur dernier bastion, mais a démenti les rumeurs d'exécutions.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme a fait savoir que l'alliance arabo-kurde a poursuivi son attaque lundi malgré les obstacles.

« Les FDS progressent lentement dans ce qui reste de la poche de l'EIIS » aux abords du village d'al-Baghouz dans la province de Deir Ezzor, a fait savoir Rami Abdel Rahman, directeur de l'observatoire.

Mais les mines, les snipers de l'EIIS et les tunnels que les extrémistes ont creusés pour leur défense ralentissent leur progression, a-t-il ajouté.

« De réels progrès sur le terrain »

Les FDS ont annoncé le début de la dernière opération militaire contre l'EIIS après une pause de plus d'une semaine pour permettre aux civils de fuir, a indiqué à Diyaruna l'officier des FDS Farhad Khoja.

L'EIIS a « bloqué toutes les voies de sortie pour empêcher les civils de partir, afin de pouvoir les utiliser comme boucliers humains », a-t-il expliqué.

Les opérations ont repris avec un soutien aérien et logistique complet de la coalition internationale, a-t-il rapporté, « avec plus de cinquante frappes aériennes menées par les avions de la coalition depuis samedi ».

« Le bombardement et ces frappes aériennes ont pour but de couper toutes les lignes de ravitaillement internes dans la zone où les éléments de l'EIIS sont retranchés », a expliqué Khoja.

Deux tunnels et plusieurs positions et dépôts d'armes de l'EIIS ont été détruits, a-t-il fait savoir, et dix routes principales ont été bloquées.

Les FDS ont également saisi une grande d'armes et de munitions que les éléments de l'EIIS ont laissées derrière eux lorsqu'ils ont fui leurs positions.

Les FDS ont obtenu de « réels progrès sur le terrain », a-t-il indiqué, bien que ceux-ci soient ralentis en raison de la présence de grandes quantités de mines posées par l'EIIS pour ralentir la progression des FDS.

Les fréquentes tempêtes de sables et fortes pluies ont aussi ralenti les opérations.

Khoja a déclaré s'attendre à ce que la dernière phase de l'assaut dure « dix jours au maximum, car la zone que le groupe contrôle ne fait pas plus de quelques kilomètres carrés ».

La coordination se poursuit avec le côté irakien pour empêcher les éléments de l'EIIS d'infiltrer l'Irak, car « il leur est impossible de rester dans la dernière zone qu'ils détiennent en Syrie », a-t-il indiqué.

Al-Baghdadi « n'est probablement pas en Syrie »

Depuis décembre, des dizaines de milliers de personnes, pour la plupart des femmes et des enfants de combattants de l'EIIS, ont fui vers le territoire des FDS.

Les FDS ont contrôlé les nouveaux arrivants, arrêtant les extrémistes potentiels pour les interroger.

Lundi, des dizaines de combattants de la coalition et des FDS étaient stationnés à un poste de contrôle pour les personnes venant des zones de l'EIIS.

Les forces de la coalition surveillaient une vingtaine d'hommes accroupis.

Près de 600 personnes ont pu rejoindre dimanche le territoire des FDS après avoir fui les combats, a rapporté l'observatoire.

Parmi eux se trouvaient 20 membres présumés de l'EIIS, dont deux Françaises, sept Turcs et trois Ukrainiens, a indiqué l'organisation.

Les FDS ont annoncé dimanche avoir pris une quarantaine de positions à l'EIIS après des combats directs à l'arme légère.

L'alliance avait auparavant déclaré que 600 extrémistes au maximum, ainsi que des centaines de civils, pourraient encore se trouver dans un territoire de quatre kilomètres carrés.

Le porte-parole Bali a fait savoir que le leader de l'EIIS, Abou Bakr al-Baghdadi, n'était pas parmi eux, et n'était probablement pas en Syrie.

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