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Sécurité |

Les villes d'Idlib se déclarent « zones sinistrées » suite aux bombardements du régime

Waleed Abou al-Khair au Caire

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Un enfant passe devant une maison détruite dans la ville de Jarjanaz, déclarée zone sinistrée par suite des bombardements du régime syrien. [Photo diffusée dans les réseaux sociaux]

Les conseils locaux d'au moins deux villes de la province d'Idlib, situées dans la zone démilitarisée mise en place par la Turquie et la Russie, mais prises sous les bombardements du régime syrien, ont déclaré leurs juridictions zones sinistrées.

Bien que ces villes soient supposées être dans la zone couverte par le cessez-le-feu instauré l'année dernière, elles ont souffert de bombardements intensifs de la part du régime syrien et de ses milices alliées, a expliqué à Diyaruna le militant Haisam al-Idlibi.

La plupart des habitants ont fui, a-t-il poursuivi, et ces villes sont en grande partie désertées.

Une famille se prépare à quitter Jarjanaz, presque entièrement désertée à cause des bombardements quotidiens sur la ville. [Photo diffusée dans les réseaux sociaux]

Depuis fin décembre, plusieurs villes et villages du sud de la province rurale d'Idlib ont été la cible de bombardements quotidiens de la part du gouvernement syrien et de ses alliés, en violation de l'accord de cessez-le-feu de septembre, a indiqué al-Idlibi.

« La région est visée par des missiles sol-sol hautement explosifs qui causent d'intenses dommages, ainsi que par des tirs de barrage apparemment sans fin de lanceurs de roquettes multiples », a-t-il poursuivi.

La plupart des habitants de la zone, qui comprend les villages d'al-Teh, Jarjanaz, al-Tamanah et de Sukayk, ont fui ces bombardements pour chercher abri dans les régions plus sûres de la province d'Idlib.

Des villes se déclarent « sinistrées »

Les conseils locaux de deux d'entre elles, al-Teh et Jarjanaz, ont déclarées ces villes sinistrées, a-t-il indiqué, précisant qu'elles sont désormais vidées de leurs habitants à cause des bombardements par le régime.

Selon les estimations d'al-Idlibi, quelque 75 000 civils auraient fui la zone.

Parmi eux se trouvent 25 000 civils qui ont fui la seule ville d'al-Teh, a-t-il poursuivi, 20 000 de Jarjanaz, et un grand nombre de déplacés internes (DI) venus dans la région en provenance d'autres régions qui se trouvent encore sous le contrôle du régime.

« Ces bombardements ont coupé l'approvisionnement en eau et en électricité, ont empêché la nourriture de parvenir dans la zone et ont entraîné la fermeture d'écoles et d'institutions scolaires, sociales, administratives et médicales », a indiqué al-Idlibi.

Des dizaines de civils ont été tués ou blessés dans ces bombardements, a-t-il ajouté.

La plupart des roquettes qui ont frappé la région sont tirées depuis la position de Tal Marq, à quinze kilomètres au sud-est d'Idlib, a-t-il précisé, ajoutant en conclusion que la zone est également bombardée depuis les positions du régime dans la ville d'Abou Dali dans l'est de la province rurale de Hama.

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